Algérie : Macron envoie ses représentants s’excuser pour une ratonnade le 8 mai 1945

La Rédaction
Démocratie Participative
\n08 mai 2026

 

Macron a plongé une nouvelle lame entre les deux omoplates des Français.

Au moment où il célébrait la “victoire” du 8 mai 1945 contre l’Europe blanche, un de ses émissaires se rendait secrètement en Algérie pour “s’excuser” publiquement d’une banale opération de police menée en 1945 par le gouvernement français.

Observez que ladite Rufo est italienne, à 100%.

Peu lui chaut.

On peut la voir encadrée de quelques uns de ces algériens marmonant leurs salamalèques, empaquetés dans le “drapeau” du pays qu’ils fuient tous au cri de “1-2-3 Viva l’Algérie !”.

Toutefois, je m’en félicite.

C’est le 8 mai 1945 que brandissent les Algériens à la face des Français qui brandissent le leur à la face des Allemands, par ordre de complexe d’infériorité.

C’est un jeu de poupées russes en somme. Si on se met à faire dans le registre de la “mémoire des drames de l’Occupation” (bricolés par des communistes), on ne s’étonne pas ensuite de voir des mendiants utiliser la même ficelle pour vous faire les poches.

Le petit numéro de l’actuel gouvernement français n’est pas pour autant dénué d’arrières-pensées. Ces gens sont des crapules, pas des militants humanitaires. Si ce geste trahit sa faiblesse, il ne dément pas sa perversité.  Le régime négocie froidement, au prix de l’honneur national (s’il en reste quelque chose), les millions de voix algériennes qui feront le deuxième tour — voix cruciales pour le tandem Attal-Philippe. C’est qu’il faudra faire se déplacer les nuées de bougnoules qui auront voté Mélenchon au premier tour.

L’arrivée hypothétique à l’Élysée de la fille du maître de la gégène Le Pen n’est pas pour enthousiasmer Alger.

À raison et ça n’a rien à voir avec l’immigration.

Je vois déjà l’alignement des astres : la phalange séfarade revancharde, les descendants des partisans de l’OAS, tous conjoncturellement unis pour liquider l’État FLN avec l’aide d’Israël et des États-Unis, le Maroc servant de base arrière.

Bernard-Henri Lévy veut regagner Béni Saf, Patrick Bruel Benguigui Tlemcen, Julien Oran, Georges-Marc Benhamou Saïda. Peut-être 200 000 de ces juifs d’Afrique du Nord, établis en France depuis la fin de la guerre d’Algérie, guettent fiévreusement une “révolution démocratique” dont la première mesure serait leur “droit au retour” qu’ils refusent en “Israël” aux Palestiniens.

200 000 juifs, c’est tout ce qu’il faut pour tenir l’Algérie pour les dix prochains siècles.

Vous allez me dire, “bon débarras !”

Ne soyez pas naïfs ! Le temps est révolu où il fallait un mois et demi pour naviguer vers la terre des barbaresques. À présent, en une heure et demi d’avion n’importe quel juif peut faire l’aller-retour entre son bureau parisien et sa résidence secondaire d’Oran.

L’Algérie serait la nouvelle Corse de la juiverie parisienne.

Si les juifs mettaient la main sur l’Algérie, quatre mesures non-négociables en échange de tout prêt du FMI :

  1. Passeport pour n’importe quel juif sur simple demande
  2. Les femmes à tous les postes de décisions (dont une ample proportion de juives)
  3. Ouverture à l’immigration subsaharienne
  4. Enseignement de la mémoire de l’holocauste dans toutes les écoles d’Algérie

En échange, les juifs garantiraient aux Algériens le droit inaliénable de repeupler la France aux frais des Français.

Vous verriez alors les juifs de CNews s’enthousiasmer pour cette révolution démocratique, et dénoncer les ‘esprits obtus’ qui à “l’extrême-droite” refusent de voir ce projet “civiliationnel”.

Pascal Praud serait extrêmement agressif sur le sujet.

Extrêmement agressif.

Paradoxalement, l’alliance odieuse entre Macron et le régime FLN est peut-être ce qui il y a de moins nuisible parmi les options infernales à présent sur la table.

J’en ai froid dans le dos.

Pour ce qui concerne l’incident de Sétif, où quelques blédards s’étaient laissés aller à quelques invectives sous l’effet d’une insidieuse propagande, c’est encore Bernard Lugan qui dit le mieux les choses.

L’Afrique réelle :

Le 8 mai 1945, à Sétif, dans le Constantinois, des militants du PPA (Parti du peuple algérien), interdit depuis 1939 et maintenu dans la clandestinité, décidèrent de profiter des commémorations de la capitulation allemande pour tenter un coup de force (Benmebarek, 2010). Pour maintenir l’ordre, les autorités disposaient de 40 policiers dont environ un tiers d’indigènes, de 20 gendarmes et de 4 compagnies militaires d’instruction composées de recrues locales (Jauffret, 1987, Benmebarek (2010). Quand la police décida de faire retirer une bannière réclamant l’indépendance de l’Algérie, un coup de feu fut tiré et la manifestation dégénéra. Les civils français furent pourchassés et massacrés, non par une foule hystérique comme cela est trop souvent dit, mais par des commandos de tueurs très mobiles et très organisés qui commirent des meurtres à travers la ville. Le bilan fut de 21 Européens tués et de 36 blessés. Au même moment, et donc sans lien avec la manifestation de Sétif, d’autres massacres se déroulèrent dans la région, à Périgotville, Amouchas, Kerrata, Chevreul, Sillègue, Canrobert, Lafayette, Ampère, Davoust, ainsi que dans les maisons forestières isolées de Tamsout, Aïn Settah et Tamentout où 81 victimes européennes furent à déplorer. Parmi elles, les administrateurs Rousseau et Bancel enlevés et assassinés sur la route Sétif-Bougie et l’abbé Navarro abattu dans le village d’El Ourica, à 12 kilomètres de Sétif. Au total, 102 Européens furent assassinés (Vétillard, 2008; Benmebarek 2010).

Des renforts arrivèrent de Constantine et de Philippeville. Si 10 000 hommes furent déployés dans tout le Constantinois, seulement 3700 – dont des tirailleurs algériens – le furent dans la subdivision de Sétif, la plus vaste, la plus difficile d’accès et la plus touchée de la Division territoriale de Constantine.

Le plus drôle fut le rôle du Parti Communiste.

Le virage anti-colonialiste radical du PC n’intervint qu’à partir du 18 novembre 1947 après l’entrevue entre Maurice Thorez et Staline. Le 8 mai 1945, les communistes étaient au gouvernement en compagnie de De Gaulle, ce qui faisait ipso facto de ces troubles en Algérie des troubles anti-communistes.

Aussitôt la nouvelle des tueries connue, le communiste Maurice Thorez, vice-président du Conseil de gouvernement présidé par le général De Gaulle, lança de véritables appels au meurtre et à la répression. Le 12 mai, le Parti communiste distribua un tract dans les villes d’Algérie dans lequel il demandait de “passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l’émeute. Il ne s’agit pas de vengeance ni de représailles. Il s’agit de mesures de justice. Il s’agit de mesures de sécurité pour le pays”.

Heureusement, l’armée garda raison et la répression, réelle, n’eut pas l’ampleur que lui donnèrent par la suite les nationalistes algériens. Ces derniers avancèrent un bilan de 40 000 victimes, chiffre lancé sans vérification par une source diplomatique américaine favorable aux indépendantistes (Vétillard, 2008). Le FLN alla ensuite jusqu’à parler de 70 000 morts… Certains historiens avancent quant à eux le chiffre de 6000 à 6500 morts tout en soulignant qu’il s’agit là d’une estimation « haute » (SHD, 1990 ; Vétillard, 2008). Quant au préfet Benmebarek (2010), il estime que le nombre des morts serait d’environ 2500.

Comme il n’y eut pas de ratissages en raison des faibles moyens dont disposait l’armée, l’on voit mal comment 3700 hommes dispersés sur de vastes territoires auraient pu tuer des dizaines de milliers de personnes. Et où les corps auraient-ils été enterrés? Nul doute que si des charniers avaient existé, les actuelles autorités algérienne se seraient empressées de les montrer…

Ce qui s’est passé à Sétif est donc à la fois bien connu des historiens et très éloigné de cette histoire officielle algérienne si complaisamment relayée par la gauche française. Le préfet Benmebarek qui a vécu dans la région et qui a donné une excellente analyse des évènements (2010) explique que nous sommes en réalité en présence d’un soulèvement raté qui devait être suivi d’une insurrection dans toute l’Algérie, mais, comme la coordination fut mal assurée, seule la région de Sétif fut touchée. Ce fut en quelque sorte une répétition des évènements de la Toussaint 1954 que la IV° république fut incapable d’anticiper.

Dès 1962, les autorités algériennes s’engagèrent dans une entreprise d’écriture de l’histoire officielle de la lutte pour l’indépendance présentée comme le soulèvement d’un peuple unanimement dressé contre le colonisateur français. Puis, durant la terrible décennie 1990, quand l’Algérie, alors en pleine guerre civile, fut au bord de l’implosion, ses dirigeants recherchèrent des thèmes d’union nationale qu’ils trouvèrent dans la dénonciation des “crimes” commis par la France. Dénonciation d’autant plus facile qu’en France même, des relais culpabilisateurs existaient. La manœuvre eut son point d’orgue en 1995 avec la célébration du cinquantenaire des évènements de Sétif. Une campagne fut alors orchestrée autour de la projection sur la chaîne Arte d’un film de Mehdi Lallaoui et Bernard Langlois intitulé Le massacre de Sétif.

Voilà où nous en sommes.


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