La Rédaction
Démocratie Participative
\n14 mai 2026
Emma Fourreau en veut à notre art.
L’extrême droite se déchaîne et se croit tout permis : menaces de mort, de vi*l, messages à caractère sexuel et raciste.
101 plaintes ont été déposées ce matin pour en finir avec l’impunité de ces hommes qui se pensent au-dessus des lois. pic.twitter.com/teo29vNyvO
— Emma Fourreau (@emma_frr) May 13, 2026
Ciblée par une vague de harcèlement, l’eurodéputée insoumise et conseillère municipale d’opposition de Caen (Calvados) annonce avoir déposé mercredi 13 mai près de 100 plaintes. Tous ces messages lui ont été adressés depuis sa prise de position concernant le banquet organisé dans la ville à la mi-avril.
«Sale pute gauchiasse», «je te chie à la gueule, salope», «ne t’aventure pas en campagne, tu risques d’avoir pas mal de problèmes». C’est le genre de messages immondes qui inondent depuis plusieurs semaines les messageries et la boîte mail de la députée européenne Emma Fourreau. Il y en a des dizaines, voire une centaine. La vague de cyberharcèlement a débuté à la fin mars, quand l’insoumise s’est opposée à la tenue d’un banquet du Canon Français dans la ville, prévu le 18 avril. Un événement en grande partie financé par le milliardaire d’extrême droite radicale Pierre-Edouard Stérin et qui, sous le vernis de la ripaille et des repas XXL, «promeut des idées racistes et xénophobes», décrit-elle.
«L’extrême droite continue de se déchaîner» et se «croit tout permis», dénonce Emma Fourreau, qui annonce à Libération avoir déposé mercredi, au commissariat de Caen, 101 plaintes en lien avec ces messages haineux. Elles visent des faits présumés de menaces de mort, menaces de viol, des messages à caractère sexuel et propos racistes reçus à la fois en message privé ou en commentaire public. Tous en rapport avec le banquet normand, remarque-t-elle.
Parmi les insultes reçues que l’eurodéputée nous a fait parvenir : «sale pute», «je te souhaite de te faire rouler dessus par un bus et de brûler grosse merde», ou encore «sale charogne, j’espère que tu vas te faire défoncer la gueule».
Une plainte déposée par l’insoumise concerne notamment un «long article à vomir» publié par le militant néonazi Boris Le Lay. Son titre : «Faire violer Emma Fourreau par des Slaves dans un bordel ukrainien est ma nouvelle idée artistique». Actif depuis bientôt vingt ans, le blogueur d’extrême droite est recherché par Interpol et vit planqué au Japon, d’où il continue à inonder le web de ses insanités racistes, antisémites et LGBT-phobes.
J’ignore qui est ce Le Lay.
Nous avons esquissé ce concept créatif suite à l’acharnement de cette femme contre les hommes blancs qui participent aux réunions racistes du Canon français.
Faire violer Emma Fourreau par des Slaves dans un bordel ukrainien est ma nouvelle idée artistique
C’est une véritable atteinte à la liberté de création.
Deux des plaintes déposées concernent des faits «qui ont franchi la barrière du numérique» et qui se sont «matérialisés dans la vie réelle», poursuit l’eurodéputée. Sa permanence parlementaire, située à Caen, a en effet été ciblée à deux reprises entre avril et début mai. Une personne s’y est introduite en proférant des insultes racistes, tandis qu’une autre a fait «quatre saluts nazis directement devant les locaux». Des «tentatives d’intimidation inacceptables», dénonce-t-elle.
L’élue a ainsi décidé de saisir la justice afin «d’en finir avec cette impunité de ces hommes qui se pensent au-dessus des lois». Pour aussi que cesse ce harcèlement dirigé «contre les femmes qui se dressent contre l’extrême droite». Une vague de haine dont est également victime la maire PS de Quimper, Isabelle Assih, ciblée par «des messages haineux et violents» depuis sa décision de suspendre l’événement dans sa ville.
Emma Fourreau est non seulement hostile aux hommes blancs hétérosexuels, mais elle hait manifestement les artistes.

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