Leutnant
Démocratie Participative
\n20 août 2025

Gisors, Mali
Actu.fr :
Il n’en a probablement pas conscience, mais le Malien de 31 ans qui comparaît devant le tribunal correctionnel d’Évreux mercredi 13 août 2025 aurait pu se retrouver devant une cour d’Assises et risquer une peine bien plus lourde. Les faits qui lui sont reprochés sont d’une extrême gravité.
Le soir du 6 juillet 2025, il est 22 h 30 lorsqu’Élodie*, 22 ans, arrive chez elle, à Gisors, au nord-est de l’Eure, après une journée de travail. Devant sa porte d’entrée, la nuit tombante, elle distingue un homme qui vient dans sa direction. Alors qu’il s’introduit dans l’impasse qui mène à son logement, elle lui signifie qu’il n’a pas le droit d’être ici, car la propriété est privée. Là, le trentenaire lui demande un verre d’eau. Elle refuse. Il l’interroge alors : « Vous êtes mariée ou célibataire ? » puis pose sa main sur l’épaule de la jeune femme.
C’est là que commence une scène d’une violence inouïe : l’homme pousse la porte d’entrée, s’impose de force dans le logement, suit la jeune femme jusqu’à la salle de bains où elle tentait de se réfugier. Faisant fi des cris de sa victime, il la maintient au sol, pose ses mains autour de son cou, l’étrangle, touche son pubis par-dessus les vêtements… Trois minutes d’horreur qui se concluent par le départ de l’agresseur, sans un mot. « Je pensais qu’il allait me violer ou me tuer », dira la victime aux gendarmes.
Le jeune homme est rapidement interpellé à proximité des lieux des faits. Il reconnaît tout de suite en être l’auteur et explique : “Je suis tombé amoureux d’elle. J’ai voulu avoir un rapport sexuel avec elle.”
Des propos aussi bien désarmants de franchise que terrorisants. D’autant plus qu’il reconnaît avoir compris que sa victime ne voulait pas dudit rapport. « J’étais plein d’amour », dit-il candidement. Il n’avait pourtant jamais croisé cette femme avant de vagabonder à Gisors et de commettre l’agression.

« J’étais plein d’amour »
Devant les gendarmes, il explique avoir vécu une histoire similaire dans les Hauts-de-Seine, sans que cela n’aille aussi loin. « L’amour, ça ne se contrôle pas. Je ne peux pas vous dire si ça peut se repasser ou pas. Je ne maîtrise pas l’avenir », leur assure-t-il. Les craintes de réitération sont réelles.
Surtout lorsque l’on sait que l’agression sexuelle aurait pu se transformer en viol sans la lutte de la victime : « Je ne pouvais pas me déshabiller en la tenant », précise le Malien aux enquêteurs qui l’interrogent sur les raisons qui l’ont poussé à partir du domicile de la jeune femme.
Le psychiatre qui a rencontré le prévenu souligne « sa dangerosité criminologique », « son immaturité », « son intelligence limitée », « un décalage culturel » et « l’absence d’empathie envers la victime ».

« L’amour, ça ne se contrôle pas. Je ne peux pas vous dire si ça peut se repasser ou pas. Je ne maîtrise pas l’avenir »
Face au tribunal, le Malien ne fait pas mentir ce portrait. S’il se décrit comme quelqu’un de « pas foncièrement méchant », il est incapable de prendre conscience de la gravité des faits qu’il a commis. « Je sais que c’est interdit par la loi, comme l’adultère. Qu’un homme ne doit pas aller avec une femme qui n’est pas la sienne », affirme-t-il.
« Le problème, ce n’est pas que vous alliez avec une autre femme. C’est que vous violiez sa liberté. Une femme, ça n’est pas un objet sexuel », reprend le président d’audience Bertrand Brusset. Les propos semblent glisser sur le prévenu comme sur un ciré. Le décalage est sidérant. L’homme est à des années-lumière de comprendre la notion de consentement, même s’il prétend « beaucoup respecter les femmes ». « Je ne voulais pas faire de mal », ajoute-t-il.
Le journaliste et le tribunal sont à des années-lumière de comprendre la notion de race.
Mais le mal est fait. Élodie était « une jeune fille de 22 ans qui s’épanouissait dans son travail », décrit Me Laura Riauté, qui représente la victime au tribunal. Alors qu’elle venait de « prendre son envol », elle est retournée vivre chez ses parents et a désormais « des réticences lorsqu’elle croise un homme ». Elle est en arrêt maladie, sous anxiolytiques.
« Quand on regarde les faits, on n’est pas loin de la tentative de viol », insiste de son côté la substitut du procureur Laëtitia Mimaud au moment de requérir cinq ans de prison ferme ainsi qu’une interdiction définitive de territoire.
Le prévenu est d’accord : « Quand on a fauté, on paye », estime-t-il. Le tribunal réduit la peine à trois ans de prison avec l’interdiction définitive du territoire français.
Rassurons les femmes blanches de France : il y a des millions de Noirs d’Afrique en route pour les rejoindre. Elles devront les convaincre de la théorie du consentement.

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