La Rédaction
Démocratie Participative
\n09 mai 2026
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- Les rois fascistes : Philippe Le Bel (1285 – 1314)
Au 14e siècle, la monarchie française s’engagea progressivement dans une politique courageuse et nécessaire pour affirmer sa souveraineté et protéger les sujets du royaume des pratiques des usuriers juifs. Les papes, calculateurs et souvent en conflit ouvert avec les rois de France, jouèrent un rôle particulièrement subversif en protégeant systématiquement les juifs contre le bien public. Cette protection révélait une alliance de fait contre l’autorité du roi de France.
Les mesures antisémites royales
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Philippe Le Bel
Les rois de France, de Philippe Auguste à Philippe IV le Bel, ont pris des mesures énergiques contre la menace juive : restrictions sur le prêt à intérêt, expulsions temporaires ou définitives (1182, 1306), récupération de biens spoliés. Ces décisions répondaient à des déprédations concrètes. Les juifs, versés dans la science du crédit, pratiquaient une usure lourde qui ruinait paysans, artisans et même nobles. Les plaintes populaires étaient constantes : dettes écrasantes, saisies de terres, appauvrissement général du royaume.
De tous les grands rois que connut la France, Philippe le Bel fut parmi les premiers qui prit la pleine mesure du danger juif. En 1306, il ordonna leur expulsion générale et la récupération des biens qu’ils avaient éhontément détournés. Cette mesure de salut public permit de protéger les sujets du royaume et de juguler la crise monétaire et fiscale qui frappait la France. Le roi, plutôt que d’admettre un défaut sur les dettes contractées auprès des juifs, se déclara, pour assurer la stabilité de l’économie, créancier des dettes juives. Menant une politique de nationalisation hardie, il revendit les propriétés des spéculateurs aux enchères et renforça ainsi le trésor royal. Ces actions permirent de financer la défense du royaume — à un moment où Anglais et Flamands, ennemis de la France, massaient des troupes contre la couronne –, de consolider l’administration centrale et d’affirmer que la loi du roi s’appliquait à tous sur le sol du royaume, sans exception pour les juifs que chacun percevait, à l’instar de la maçonnerie templière, comme un État dans l’État. Louis IX (Saint Louis), modèle de justice, avait déjà restreint sévèrement l’usure et soutenu le procès du Talmud à Paris en 1240, voyant dans ces textes un esprit hostile, étranger, incompatible avec la France pour tout dire.
Les mesures royales étaient donc, sans que cela puissent être contestées de bonne foi, positives : elles protégeaient les sujets du roi les plus faibles, favorisaient l’économie honnête, renforçaient la confiance publique dans le gouvernement, et affirmaient la primauté du pouvoir temporel face aux ingérences extérieures dont la papauté était l’un des véhicules les plus insidieux et les plus tenaces.
Les papes, protecteurs cyniques des juifs
Le méchant pape Jean XXII
Face à ces politiques royales que le peuple acclamait jusque dans les contrées les plus reculées, les papes ne cessèrent de manigancer pour en freiner ou contrecarrer les effets, et affaiblir les rois de France. La bulle Sicut Judaeis, émise d’abord par Calixte II vers 1120 et réitérée par de nombreux pontifes (Innocent III, Grégoire IX, etc.), interdit les violences contre les juifs, c’est-à-dire en pratique les mesures d’ordre public indispensables au châtiment des scélérats qui acculaient le bon peuple aux dernières extrémités. La bulle allait même jusqu’à faire interdiction au roi de France de saisir les biens volés par les juifs, fruits de leur art de la spéculation ! Officiellement, cette ingérence flagrante reposait sur la théologie augustinienne, véritable trésor de sophisme philosémite : les banquiers juifs, dans leur état nomade, devaient survivre comme “témoins de l’Ancienne Alliance”, prouvant ainsi la “vérité” du christianisme. À charge pour les peuples et les rois d’en souffrir l’intolérable parasitisme.

Le Comtat Venaissin, état juif
Dans les États pontificaux (Avignon et Comtat Venaissin, acquis au XIIIe siècle), les « juifs du pape » trouvèrent tout naturellement refuge après leur expulsion de France. Quand le roi Philippe le Bel expulsa les juifs en 1306, beaucoup de ces criminels en col blanc se réfugièrent en territoire pontifical où, accueillis à bras ouverts, ils purent continuer leurs activités. Principalement établis dans les « carrières » de Carpentras, Avignon, Cavaillon et L’Isle-sur-la-Sorgue, les juifs exerçaient massivement le prêt à intérêt et parfois la perception des taxes pontificales. Ils devinrent un pilier financier des territoires pontificaux : à Carpentras, le nombre de ces experts en change crût rapidement sous l’effet de l’immigration. Ils s’enrichissent via les créances, le commerce des effets et la ferme des péages, dîmes ou moulins banaux.
La papauté contre la révolte antisémite des Pastoureaux

Les Pastoureaux libérèrent Verdun-sur-Garonne où 500 juifs furent liquidés pour prix de leurs forfaits. Sur cette gravure représentant les évènements, on peut voir des hommes en armes portant la marque distinctive de leur appartenance à la race hébraïque. Les juifs formaient alors un État dans l’État.
En 1314, Louis X, fils de Philippe Le Bel, cède aux pressantes demandes des juifs de les autoriser à revenir s’établir dans le royaume de France. Très rapidement, le mécontentement populaire reprend sous l’effet de leurs menées financières et de leur insolence. Lorsqu’éclate le soulèvement populaire des Pastoureaux en 1320, la papauté fulmine contre les révoltés qui dénoncent les agissements des juifs et, dans toutes les villes où ils entrent, exigent que les juifs rendent des comptes de leurs actes. L’empoisonnement des puits, en particulier, devient scandale publique. Le pape Jean XXII, établi en Avignon où il est entouré de nombreux financiers juifs, fait pression sur la couronne de France pour qu’elle prenne des mesures répressives extrêmes contre le peuple révolté et protège les juifs à toute force.
Dans une lettre à son légat en France, Gaucelme de Jean, il exprime son mécontentement au roi Philippe V, frère de Louis X et fils de Philippe Le Bel :
« … que la prévoyance royale ait négligé de réprimer les excès et le pernicieux exemple des pastoureaux, qu’on devrait plutôt appeler loups, rapaces et homicides, dont les procédés offensent gravement la Majesté Divine, déshonorant le pouvoir royal et préparant, pour tout le royaume, des dangers inexprimables si on ne les arrête pas. »
Le pape craint en effet que les Pastoureaux ne convergent vers le Comtat Venaissin pour y disperser la base arrière des financiers juifs dans le royaume de France. La papauté doit cependant constater l’extraordinaire popularité du mouvement insurrectionnel. Redoutant qu’il ne gagne Avignon, où la population souffre sous les juifs, et qu’il ne se transforme en véritable révolution dans les états du Pape, Jean XXII opère un revirement brutal et prend l’initiative d’expulser les juifs à la fin de l’année 1320. Ils seront toutefois réadmis à partir des années 1330 et y opéreront jusqu’à la Révolution française sous l’étroite protection papale.
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