L’asile qui vient – Démocratie Participative

L’asile qui vient

La Rédaction
Démocratie Participative
\n09 janvier 2026

 

La petite paysannerie aura bu le calice jusqu’à la lie.

Toute la faune des démagogues du microcosme souverainiste s’est ruée sur leurs dépouilles encore chaudes, exploitant cyniquement leur manifestation pour s’exhiber.

Le plus hideux a été Ducon-Gnangnan, très occupé à exister en vue de sa énième candidature aux élections présidentielles de 2027. Je n’ai jamais vu un type avec une telle face de vendeur d’aspirateurs. Il a toujours ces mimiques inquiètes du type qui n’est pas sûr de faire son chiffre à la fin du mois.

Tout y passe.

La nébuleuse souverainiste est un segment de marché saturé.

La prime doit théoriquement revenir à celui qui pourra squatter le créneau d’ici à 2027 en disposant des 500 signatures et Ducon-Gnangnan est fermement décidé à les obtenir pour invisibiliser les autres.

Philippot ne l’entend pas de cette oreille. S’il ne peut pas avoir les 500 signatures, il est décidé à parasiter la campagne de celui qui lui fait de l’ombre.

Il y avait même les sbires du pépito Branco, nouveau venu sur le marché souverainiste.

Comme je le disais, c’est saturé.

Notez bien que la “souveraineté” de la nouvelle Fronsse bougnoulisée m’intéresse au moins autant que celle de la République Démocratique du Congo.

Le souverainisme, concrètement, est un condensé de toutes les névroses collectives que charrie cette société atomisée, atteinte tout à la fois de sénilité (l’âge moyen est de 44 ans en France, et ça monte en flèche) et de chute drastique du QI sous l’effet de la stupéfiante marée du tiers-monde qui embourbe chaque ville du pays.

Les vieux, terrifiés par l’avenir, ressassent leurs obsessions du 20e siècle — dont l’atroce gaullisme qui a précisément mis en place cette société –, tandis que le niveau cognitif moyen, altéré par le brouhaha multiethnique des réseaux sociaux, rend toute discussion cohérente et sérieuse impossible.

C’est donc la prime au plus demeuré.

D’ailleurs, le fatras souverainiste évite le plus souvent d’évoquer la foultitude des Noirs et des Arabes qui déferlent en France et affecte de hurler hystériquement contre les Blonds d’Outre-Rhin.

Consciemment ou non, le souverainisme n’est qu’une course vers l’Afrique dont les accusations contre l’UE – et surtout contre l’Allemagne imaginaire – n’est qu’une justification a posteriori.

Ce souverainisme pré-africain agrège l’ensemble des forces négatives latentes d’un pays en perdition.

Il n’y a pas une frustration ou un sentiment d’échec qui ne finisse par être cyniquement happé par les épiciers souverainistes focalisés sur leurs stats.

C’est comme un trou noir.

Cette nébuleuse consomme les désastres avec une voracité spectaculaire. Pas de désastre, pas de stats, pas de stats, pas d’existence. L’autre jour, Philippot avait décrété que l’incendie en Suisse était devenu une bataille centrale du “souverainisme”, s’érigeant procureur de la Confédération helvétique, exigeant que les Suisses enferment X ou Y.

Je ne sais pas comment il a réussi à galvaniser ses zombies à ce sujet, la Suisse n’étant même pas dans l’UE.

Hélas pour eux, certains paysans désespérés se sont faits vampirisés par ces escrocs.

Le RN se tient relativement à l’écart de ces rassemblements en dépit de sa grande proximité avec la Coordination Rurale. L’arrivée des illuminés souverainistes rend la moindre présence extrêmement hasardeuse, voire suicidaire médiatiquement.

Imaginez voir débarquer Francis Lalanne avec sa guitare.

Je ne les ai pas tous cités, loin s’en faut.

Même Bastié, cette traînée à la bouche pleine de foutre juif, exploite le créneau.

C’est dire si la concurrence est rude.

Je n’aimerais pas me retrouver dans une foule souverainiste, encerclé par des antiracistes forcenés qui agitent des drapeaux tricolore sur du Francky Vincent.

C’est tragique quand on y pense.

Si jadis aucune manifestation populaire n’échappait au parasitisme discréditant des Black Blocks, désormais aucune n’échappera à la nuée des fous furieux du souverainisme. Ils accourent, comme des mouches vertes bourdonnantes, et harcèlent sans fin les victimes agonisantes dont ils se repaissent des chairs.

Cependant, je confesse une certaine envie sadique de livrer la France aux Frexiteurs comme l’Angleterre l’a été aux Brexiteurs.

Ce serait toutefois la version XXL, hardcore.

Imaginez le phénoménal bordel : sortie catastrophique de l’Euro, taux d’emprunt hors de contrôle, monétisation dantesque de la dette et inflation massive, l’ensemble de la fonction publique en grève permanente, les banlieues ethniques se livrant aux razzias, le gouvernement, déjà paralysé, se décomposant à peu près complètement, les DOMTOM à feu et à sang, le système social de facto en faillite et tout ça sans pouvoir accuser trois fonctionnaires de Bruxelles, ni aucun Nazi de Berlin.

Et bien sûr, les derniers gens encore compétents de ce pays fuiraient en quelques années vers les pays en ordre.

La France emprunte un chemin unique dans l’histoire. Pas celui de la décadence ou du déclin, mais celui de l’asile à ciel ouvert où pitres et dingues de tous les horizons et de tous les calibres, libérés de l’Enfer comme autant de démons, prennent le pouvoir dans un bal grotesque, absurde et nihiliste digne de la nef de Caligula.

Il n’y a plus que le mince fil de la bourgeoisie centriste pour l’empêcher et elle est exsangue.

S’il y a une révolution en France ce sera “ça”, le tout sur du rap négroïde auto-tunné.

Quel sinistre châtiment.