La Rédaction
Démocratie Participative
\n26 août 2025

Le gouvernement s’effondre face au vote du budget, refusant obstinément de réduire la gabegie sociale, le gouffre des retraites et de l’immigration.
L’hypothèse d’une « petite bombe » avait commencé à émerger peu avant la prise de parole de François Bayrou. Et cela n’a pas manqué. Au cours de sa conférence de presse ce lundi après-midi, le Premier ministre a annoncé qu’il solliciterait un vote de confiance lors d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le 8 septembre prochain.
« J’engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement, sur une déclaration de politique générale, conformément à l’article 49-1 de notre Constitution », a-t-il déclaré. Autrement dit, si le Premier ministre perd ce vote, son gouvernement tombera. Si le « socle commun » devrait en toute vraisemblance voter pour, la décision des autres partis va être décisive.
La première publication postée sur X du président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella avait laissé un petit flou sur une éventuelle abstention, Marine Le Pen a très vite clarifié la chose. « Nous voterons évidemment contre la confiance au gouvernement de François Bayrou. Seule la dissolution permettra désormais aux Français de choisir leur destin, celui du redressement avec le Rassemblement national », a écrit la cheffe du groupe qui pèse 123 députés, le plus important de l’hémicycle.
« François Bayrou vient d’annoncer la fin de son gouvernement », a déclaré peu avant elle Jordan Bardella. « Jamais le RN ne votera la confiance à un gouvernement dont les choix font souffrir le peuple français », a-t-il ajouté. Il ne s’était pas prononcé sur une éventuelle abstention des siens.
Leurs alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) — 15 députés — n’accorderont également pas leur confiance à François Bayrou, comme l’a confirmé le président du parti et chef des députés, Éric Ciotti.
Côté insoumis, il n’a pas fallu attendre bien longtemps. « Les parlementaires insoumis voteront le 8 septembre pour faire tomber le gouvernement », a déclaré le coordinateur national de La France insoumise (LFI) Manuel Bompard sur le réseau social X. Une position confirmée peu après par le chef de file du parti Jean-Luc Mélenchon et la présidente des 71 députés insoumis, Mathilde Panot.
La position est la même au Parti communiste (PCF). « Nous voulons un pacte d’avenir pour la France. Nous voulons un autre gouvernement », a déclaré son secrétaire national Fabien Roussel. Le groupe Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) — composé entre autres des communistes — compte 17 députés.
« François Bayrou pense pouvoir partir en héros incompris. Ce vote de confiance (qu’il n’a pas fait en arrivant) est de fait une démission. Les Écologistes n’ont pas confiance dans ce Premier ministre qui porte un projet irresponsable aussi bien socialement qu’environnementalement. Nous voterons contre », a embrayé dans le même sens la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier. Le groupe Écologiste et social pèse 38 parlementaires.
Et au Parti socialiste (PS, 66 députés) ? Le Premier secrétaire du parti Olivier Faure a indiqué dans Le Monde, lundi, en fin de journée, qu’il était « inimaginable que les socialistes votent la confiance ». Plus tard, le socialiste Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes, a indiqué sur X que le PS voterait lui aussi contre la confiance.
Au niveau du socle commun — la coalition macroniste et les Républicains (LR) qui forment le gouvernement —, seul le président du groupe MoDem (36 députés) Marc Fesneau s’est exprimé. « Le temps de la clarification, du courage politique et de l’intérêt général est venu. Dans ce moment de vérité, chacun devra assumer ses responsabilités. Les députés Démocrates le feront », a affirmé sur X le chef des députés du parti de François Bayrou.
Le groupe macroniste présidé par Gabriel Attal (91 députés), les Horizons (34 députés) et les Républicains (49 députés) — parti présidé par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau — n’ont pas donné leur position. Mais il semble illusoire d’imaginer ces partis au pouvoir voter contre le gouvernement.
Reste à savoir ce que feront les Liot (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) — 23 députés — et les onze non-inscrits.
Le RN est donné à environ 33% des voix.
Il semble que le calcul de la femme Le Pen soit d’obtenir une majorité pour se voter une loi d’amnistie en cas de victoire lors des nouvelles législatives, seule manière pour elle de se présenter en 2027 malgré sa condamnation pour corruption.
Le truand juif Sarközy est dans l’intrigue.
⚡️🇫🇷INFO -Après avoir rencontré Jordan Bardella, Nicolas #Sarkozy poursuit ses discussions avec le #RN avant 2027. Il a récemment discuté « texte d’amnistie » avec le vice-président du parti pour « régler les problèmes judiciaires » de Marine Le Pen. Et aussi les siens… (Canard)
— Brèves de presse (@Brevesdepresse) July 29, 2025
Le résultat devrait sensiblement être identique à celui de juin 2024.
Plus que jamais la démocratie ne sert à rien.

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