Le Havre : convaincu d’avoir été marabouté pour devenir une femme, un Soudanais viole sauvagement Julie, une patiente de son hôpital psychiatrique – Démocratie Participative

Le Havre : convaincu d’avoir été marabouté pour devenir une femme, un Soudanais viole sauvagement Julie, une patiente de son hôpital psychiatrique

Leutnant
Démocratie Participative
\n15 janvier 2026

Le Havre, Soudan

La ville d’Édouard Philippe est un petit paradis.

Actu.fr :

Hagard, les traits tirés, une paire de lunettes sans verres au bout du nez… Ibrahim* est-il malade au point de ne pas comprendre ce qu’il a fait ? À la barre de la cour criminelle de Rouen, les experts qui se succèdent sont hésitants. Ce Soudanais, qui explique en début d’audience être âgé de 35 ans — avant de finalement déclarer en avoir 31 ans au deuxième jour de son procès — est accusé d’avoir violé une patiente à l’hôpital psychiatrique Pierre-Janet du Havre en juillet 2023. Julie*, une jeune femme âgée de 19 ans au moment des faits et décrite comme « fragile » psychologiquement à la suite d’une dépression sévère, explique avoir été victime d’Ibrahim alors qu’elle dormait dans sa chambre. « Il m’a réveillée pour me violer », assure-t-elle, lundi 12 janvier 2026.

Que s’est-il passé ce soir du 13 juillet 2023 au sein de l’hôpital havrais ? Pour l’accusé, rien du tout. « Je n’ai rien fait, je suis innocent », répète-t-il en boucle. Assisté d’une interprète en langue arabe, il peine à se justifier. Et ça, c’est quand il n’est pas totalement confus dans son récit.

Ses versions changent sans cesse. Lors de ses premières auditions, il reconnaît être entré dans la chambre de Julie. Sans pour autant reconnaître avoir eu un rapport sexuel. Aujourd’hui, devant la cour, il nie catégoriquement avoir mis les pieds dans sa chambre. Seul élément qu’il a toujours maintenu : il n’a jamais violé qui que ce soit.

Pourtant, les preuves sont accablantes. Une lésion au niveau du périnée de Julie, synonyme d’une pénétration violente ou encore de la semence retrouvée sur la culotte de la jeune femme ne laisse aucune place au doute. Mais surtout, plusieurs témoins ont assisté à la scène et corroborent le viol.

Peu après 21h le soir des faits, un patient de l’hôpital psychiatrique fait irruption « tout affolé » dans la salle de pause des aides-soignants. Selon les propos rapportés des infirmières, il peine à expliquer le problème. Il mime des gestes à connotation sexuelle et apparaît très perturbé.

Décontenancée, Claire*, une des infirmières de garde cette nuit-là, finit par le suivre. Il la conduit jusque devant la porte d’une chambre. L’infirmière soulève le rideau qui voile le hublot de la porte et assiste avec stupéfaction à une scène : un patient est allongé en position de missionnaire sur une autre patiente. L’infirmière toque à la porte et leur demande de cesser ce qui s’apparente à une relation sexuelle. Elles sont proscrites au sein de l’hôpital. Devant le tribunal de Rouen, Claire explique qu’elle toque une deuxième fois et cette fois, Julie, la jeune patiente, lui demande d’entrer.

Lorsqu’elle ouvre la porte, la scène s’arrête instantanément. Ibrahim se relève et commence à se rhabiller tranquillement, selon plusieurs témoignages concordants. Une infirmière lui somme de regagner sa chambre. À peine est-il sorti, Julie fond en larmes. Recroquevillée sur son lit, elle explique aux soignants présents qu’elle vient de subir un viol.

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La police est avertie et se rend immédiatement sur place. Ibrahim est interpellé et placé en garde à vue plus tard ce soir-là. Lors de son audition, il admettra à un psychiatre qu’il « voulait violer » Julie, mais qu’il ne l’a pas fait.

De son côté, la victime, aujourd’hui âgée de 21 ans, a toujours maintenu la même version. Le jour de son viol, elle dit avoir croisé Ibrahim dans le hall d’entrée de l’hôpital en fin d’après-midi alors qu’elle revenait d’une permission de sortie. Ce dernier lui aurait embrassé la main sans prévenir.

Le personnel hospitalier dit à Julie d’éviter Ibrahim. Après avoir dîné au réfectoire de l’hôpital, elle regagne sa chambre. « Avec le traitement, j’avais pris l’habitude de me coucher tôt », explique-t-elle.

Alors, elle s’endort. Vers 21h, elle est réveillée en sursaut en sentant qu’on la touche. En ouvrant les yeux, elle dit « reconnaître » l’homme qui lui avait embrassé la main un peu plus tôt. Son agresseur commence à la toucher et lui ordonne de baisser son short et sa culotte. Julie explique avoir tenté de le repousser mais qu’elle n’avait pas assez de force. L’accusé aurait maintenu ses mains de chaque côté de sa tête pour l’empêcher de se débattre.

Après une pénétration digitale, il aurait entamé plusieurs mouvements de va-et-vient avant qu’un patient d’une chambre voisine ne donne l’alerte, interpellé par les bruits provenant de la chambre. Aujourd’hui, les séquelles sont toujours profondes pour la jeune femme : « Toutes les nuits je revis la scène. Je me réveille en hurlant et en me débattant. […] À l’époque je commençais à aller mieux. Ce viol, ça a été un coup de poignard. »

Si les faits de viol semblent indiscutables, malgré les dénégations de l’accusé, se pose la question de l’altération de son discernement. Ibrahim était interné à Pierre-Janet parce qu’il souffre de la schizophrénie. Un trouble psychotique qui se traduit par une distorsion de la réalité.

Les expertises psychiatriques diligentées tout au long de l’enquête démontrent bien que le Soudanais est atteint de graves troubles qui ont pu, parfois, le conduire à tenir des « propos délirants », comme le rapporte un psychiatre.

“Il m’a dit qu’un groupe de vieillards l’avait marabouté et qu’ils avaient voulu le changer en femme” selon un psychiatre.

L’accusé va aussi dire que « son lit et son carrelage lui parlent. Tout ça apparaît très confus », admet ce professionnel. Il estime qu’Ibrahim compte « parmi les personnes les plus perturbées [qu’il] a rencontré ».

Lorsque la présidente du tribunal interroge l’accusé sur sa présence en hôpital psychiatrique, il se contente de dire qu’il était là « pour ne pas avoir froid ». Ce qui étonne la juge puisqu’il était interné en pleine saison estivale… Selon un professionnel, Ibrahim refuse de reconnaître qu’il est malade. Au contraire, il pense que « les traitements vont le rendre fou ».

Dans sa plaidoirie, l’avocate de la partie civile va s’attacher à démontrer que la schizophrénie n’a pas joué un rôle prépondérant dans le viol de sa cliente. Pourquoi ? Parce que selon les divers rapports d’expertises, l’accusé n’était vraisemblablement pas dans « une phase de décompensation ». Autrement dit, il ne souffrait pas d’un épisode psychotique.

Selon le conseil de Julie, Ibrahim avait « conscience » de la vulnérabilité de sa cliente puisqu’il la savait malade. Il avait aussi « conscience de l’interdit », puisqu’il a reconnu lors d’une audition avoir « fait une erreur ». Bref, l’avocate demande à la cour de ne pas retenir l’altération du discernement de l’accusé et de le condamner à hauteur des faits commis, sans éventuelle réduction de peine.

L’avocat général va être plus mesuré. Dans ses réquisitions, il note une altération du discernement de l’accusé, mis en évidence par les expertises psychiatriques. Ibrahim n’en reste pas moins responsable des faits qui lui sont reprochés, selon lui. Et l’avocat général retient même la circonstance aggravante de viol sur « une personne vulnérable ».

À ses yeux, l’accusé avait conscience de l’interdit et il a, en prime, attendu un moment où la surveillance était réduite (les soignants étaient en réunion) pour s’introduire dans la chambre de la victime. Il requiert une peine de 8 années de réclusion criminelle, avec maintien en détention. Il demande également un suivi socio-judiciaire pendant 15 ans, avec obligations de soins.

Pour l’avocate de la défense, la maladie de l’accusé « n’est pas feinte ». Il n’avait, selon elle, pas du tout « conscience ni connaissance » de la vulnérabilité de Julie. Il n’y a pour elle dans cette affaire aucune circonstance aggravante. D’autant que rien n’assure que son client prenait correctement son traitement à l’époque. Il aurait, pour elle, très bien pu se trouver dans une phase psychotique.

Si toutefois la cour ne déclarait pas pénalement irresponsable Ibrahim, elle assure que « l’altération du discernement ne pose pas de difficulté ». Dans ce cas de figure, elle demande une peine adaptée à son client, avec un vrai suivi pour sa pathologie.

Après en avoir délibéré, la cour criminelle condamne l’accusé à 10 années de réclusion**, avec un suivi socio-judiciaire de 6 ans. En complément, le tribunal lui enjoint une interdiction du territoire français à titre définitif.

Vivement qu’il devienne président de la république pour faire profiter la France de son expérience.