Les Décombres de Rebatet chapitre 9 et 10 – Démocratie Participative

Les Décombres de Rebatet chapitre 9 et 10

John McEnroe
Démocratie Participative
\n13 octobre 2025

 

Deux chapitres des Décombres sont disponibles en audio (ci-dessous), ceux décrivant l’entrée en guerre de la France le 1er Septembre 1939, les jours avant et après la conscription.

9 – Le poker

Toute la presse s’évertue à réfléchir sur le bluff de Hitler. Il faut, seule solution pour la presse, lui opposer une réponse forte pour qu’il hésite et recule. Entrer en guerre donc.

Ainsi à l’unisson la presse chante “La résistance au bluffeur Hitler.” L’Angleterre presse ses vassaux du continent d’une guerre déjà décidée depuis une semaine. On dissimulait aux Français la volonté de paix de Mussolini, de l’Angleterre.

L’expérience de Munich a servi, il faut que dix hommes puissent se jouer de la vie d’un peuple. Les bellicistes protégeaient leurs complots. Tout doit être hâté pour la guerre, ajourné pour la paix. Les journaux étrangers sont introuvables. Aujourd’hui nous avons internet.

Le 31 Août, des espoirs de paix venus de Mussolini filtrent, mais ils sont étouffés, cela est trop tard.

Maurras, la grande figure du nationalisme de 1900 à 1950 tient une importance première dans l’entrée en guerre en refusant le pacifisme. Bien plus que l’ennemi hébraïque jouant son rôle ou l’homme de la rue qui ne comprend jamais rien, Maurras soutint les plans génocidaires.

“Le lendemain matin, je songeais que le juif n’avait surement pas oublié dans le calcul de la guerre, de leur guerre, ces bouffées de chaleur du vieux sang aryen. Tant d’années passer à haïr les juifs, à dépister leurs ruses, et les rabbins me faisaient encore marcher au clairon !”

Il ne reste donc que quelques douzaines d’anarchistes et Giono dans le camp de la paix, qui dira “Quand on n’a pas le courage d’être pacifiste on est guerrier. “, et déchirera les affiches de mobilisation.

10 – L’escalier de service

La France esclave de l’Angleterre, qui rentre dans la guerre par “l’escalier de service”. C’était surtout à Paris de 1er Août, Dimanche avant la guerre, les femmes font leur course, les hommes prennent l’apéritif.

Idiotie de l’Action Française, père du droitardisme moderne. Maurras heureux de la guerre contre l’ennemi allemand. Le peuple accepte la guerre, les calomnies idiotes arrivent. Les parisiens craignent uniquement la destruction des Galeries Lafayette.

Description de la bêtise des intellectuelles, Giaudoux de l’Académie, Pujo de l’Action française s’émerveillent devant le courage de la Pologne.

La guerre à ceci de positif que l’homme retrouve sa nature première, ce qui n’empêche pas l’absurdité de la guerre. Rebatet reste heureux de chants gaulois, tout en sachant qu’il s’agit d’une boucherie, une guerre civile entre aryens sous commandement hébraique. “Le baptême du feu est une perte de pucelage.” (Stendhal). La guerre vaut la peine d’être vécue. Mais la démocratie a abâtardie jusqu’à la guerre. Le Français n’est plus vaillant pour y aller.

L’entrée en guerre permit au nom de l’état d’urgence le retour de toute la maçonnerie du Front populaire.

Rebatet constate l’impossibilité démocratique de mettre en oeuvre ce patriotisme pacifique.

Rebatet, comme Céline et d’autres, décrit ce moment clé de l’histoire contemporaine, où le peuple est amené une fois encore à l’abattoir dans une indifférence quasi générale, abruti par la propagande judéo-maçonnique et l’absence de chef dans le camp nationaliste.