La Rédaction
Démocratie Participative
\n21 juin 2026
Deux catégories de gens s’en prennent au Hellfest qui se déroule actuellement en Bretagne : les chrétiens et les gauchistes.
C’est normal, spirituellement ce sont les mêmes.
🚨🎶 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 — Le Hellfest, actuellement organisé à Clisson, a diffusé sur Instagram des images du concert du groupe « Non Est Deus », dont le chanteur apparaît vêtu d’une mitre d’un évêque catholique, dans une scénographie comportant de nombreuses références sataniques. pic.twitter.com/9q8hjcRy42
— L’Écho Chrétien (@lechochretien) June 20, 2026
Le festival suscite la haine fanatique de tous les ennemis de la race blanche qui compose 99% du public. L’extrême-gauche est particulièrement mobilisée pour dénigrer l’évènement.
Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de festivaliers se retrouvent à Clisson (Loire-Atlantique) pour le Hellfest, grand raout des fans de metal français. Avec pas moins de 150 groupes ou artistes annoncés, le festival a l’habitude des polémiques.
L’an dernier, Mediapart révélait déjà le passé sulfureux de l’artiste norvégien Bard Eithun, à l’affiche de l’édition 2025. En 1994, il a été condamné à quatorze années de prison pour avoir tué un jeune homme gay de 37 coups de couteau, après que ce dernier lui a, selon ses dires de l’époque, fait des avances.
« Cette année, aucun nom ne fera polémique », avait assuré Benjamin Barbaud après cet épisode. Visiblement, le fondateur du festival a une drôle de définition de la « polémique » puisque nos confrères de Street Press font état d’au moins dix cas de liens avec l’extrême droite ou d’accusations de violences sexistes et sexuelles (VSS) parmi les 150 artistes programmés.
L’un d’entre eux a déjà défrayé la chronique pour sa présence en 2016. Phil Anselmo, chanteur du groupe états-unien Down, qui se produira le 21 juin, avait été filmé la même année lors d’un concert, en train de faire un salut nazi tout en criant « white power ». À l’époque, Bruno Retailleau, alors président du conseil régional des Pays de la Loire, avait demandé la déprogrammation du groupe. C’est dire.
Rien d’étonnant.
Retailleau est un affreux calotin issu de la bande de Villiers, l’ami d’Israël.
Chose que Benjamin Barbaud avait par ailleurs refusée, expliquant, dans les colonnes de Ouest France, que le geste de Phil Anselmo avait eu lieu dans un contexte de forte alcoolisation et de provocations du public.
Eux sont plutôt des amateurs de l’iconographie hitlérienne. Le groupe suédois Marduk, programmé cette année, se distingue par des noms d’albums sans équivoque : Panzer Division Marduk, Frontschwein ou World Funeral. Sur leurs pochettes, on peut admirer des chars Panzer, des croix de fer ou bien encore l’aigle nazi. En 2018, le média norvégien ETC révélait que deux de ses membres se fournissaient en tracts et brûlots révisionnistes auprès d’un groupuscule néonazi.
Cool.
Un autre groupe norvégien qui doit monter sur scène cette année s’illustre aussi par sa proximité avec les idéologies les plus violentes de l’extrême droite. Ancien bassiste du groupe Mayhem, Varg Vikernes, considéré comme un pilier du black metal, n’a ni plus ni moins fondé le mouvement « Résistance Blanche Aryenne » et a publiquement apporté son soutien à Anders Breivik, l’auteur de l’attentat sur l’île d’Utoya en 2011 qui a tué 77 personnes.
À ces profils s’ajoutent plusieurs autres artistes visés par des plaintes pour viols ou agressions sexuelles. Mais, comme le relève Street Press, cette édition du festival n’héberge aucun artiste condamné, contrairement au millésime 2023.
Programmés sur la scène « Altar », quatre membres du groupe polonais Decapitated ont été visés, en 2017, par la plainte d’une femme les accusant de l’avoir kidnappée, puis violée dans leur bus, après un concert aux États-Unis. Les musiciens ont été arrêtés dans la foulée, mais les charges retenues contre eux ont finalement été abandonnées en 2018, la justice faisant valoir le « bien être de la victime »…
Un autre chanteur est accusé de viol. Il s’agit de Maynard James Keenan, membre du groupe A Perfect Circle. En 2018, une femme a porté plainte pour un viol qui aurait eu lieu en 2000, lorsqu’elle n’avait que 17 ans et lui 36.
Le guitariste du groupe All Time Low, Jack Barakt, a lui été visé par deux plaintes pour agressions sexuelles sur de très jeunes fans âgées respectivement de 15 et 13 ans. Des plaintes qui avaient motivé le groupe à intenter des procès en diffamation avant de les retirer en 2024, selon le magazine Rolling Stones. Enfin, le chanteur des Cro-Mags, Harley Flanagan, a été accusé par une journaliste du média spécialisé Destroy Zine de l’avoir agressée sexuellement en marge d’un concert en 2023. Sa plainte a finalement été rejetée par la justice.
Contacté par Street Press, Benjamin Barbaud n’a pas voulu commenter ces choix de programmation.
En somme, aucun tribunal n’a jamais condamné qui que ce soit. Ce ne sont que des allégations.
Si les chrétiens et leurs frères rouges n’aiment pas le Hellfest, c’est que c’est très bien.
C’est aussi simple que ça.
Commentez sur /c/dempart
Démocratie Participative Le site le plus censuré d'Europe