Paris 20e : Mourad, sévèrement camé, explose mortellement Tiphaine après l’avoir sautée – Démocratie Participative

Paris 20e : Mourad, sévèrement camé, explose mortellement Tiphaine après l’avoir sautée

Leutnant
Démocratie Participative
\n08 janvier 2026

Tiphaine est morte comme elle a vécu : en épave.

Le Parisien :

« Il n’y a pas de risque de réitération parce que le décès de la victime, dans le coma, est inéluctable. » C’était la motivation du juge d’instruction pour maintenir Mourad S., 41 ans, en liberté sous contrôle judiciaire. Ce quadragénaire tunisien, alcoolique et toxicomane sans emploi, bénéficie d’un hébergement social et n’a pas de papiers. Mardi matin, la chambre de l’instruction a infirmé cette décision et cet homme brun, arborant une queue-de-cheval et une moustache, a été incarcérée.

Ce marginal a été mis en examen, le 22 décembre à Paris, pour une « tentative de meurtre » sur sa compagne, Tiphaine M., commise durant la nuit du 18 décembre à Paris (XXe). Son casier judiciaire porte les traces de quatre condamnations pour violence et rébellion.

L’avocat général s’est dit abasourdi par les arguments du juge d’instruction, estimant que cet homme violent, instable et sans aucune garantie de représentation doit être incarcéré.

Il est midi quand l’équipe médicale de l’hôpital Lariboisière (XVIIIe) prévient la police après avoir admis Tiphaine M. en état de choc cérébral. Elle a été retrouvée inconsciente dans la cage d’escalier d’un immeuble situé au numéro 98 de la rue de Belleville.

La rue de Belleville avant que la Tunisie arrive

C’est son petit ami qui a appelé les secours, évoquant plusieurs chutes alors qu’ils étaient tous les deux dans un état d’ébriété avancée. La patiente porte de nombreux hématomes sur le corps. Ses antécédents médicaux ne sont pas encourageants car elle a déjà été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Des traces d’un rapport sexuel récent avec Mourad, qu’elle fréquente depuis environ un an et demi, sont retrouvées.

Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance qui confirment que ces deux-là ont bien passé la soirée ensemble dans le métro. Ils sont vus sur la ligne 7 puis la ligne 2. Enfin, ils traînent une partie de la nuit dans et aux abords de la station de métro Pyrénées. À minuit, ils se disputent et, à deux reprises, Tiphaine se fait gifler et tirer les cheveux. À 1h19, ils rentrent dans l’immeuble de la rue de Belleville où la victime est hébergée par un ami. À 1h51, Mourad sort seul. À 2h43, il revient et, à 3h30, les pompiers arrivent sur les lieux.

Les forces de l’ordre l’interpellent un peu plus tard et le placent en garde à vue. Le quadragénaire confirme qu’il a passé la soirée avec son amie et qu’il l’a violentée sous l’effet de l’alcool. Il explique qu’il l’a raccompagnée. Puis elle l’a rappelé pour lui demander de l’aide. Ensuite, il raconte que Tiphaine serait tombée à deux reprises dans la cage d’escalier et qu’il était incapable de l’aider seul à se relever. « Je demande pardon pour les violences, souffle-t-il. Je vis en France depuis 2012. Cette nuit-là, j’étais très stressé. J’ai appelé les pompiers. Ensuite, j’ai prévenu sa mère avec qui j’ai passé la journée à l’hôpital. »

Son avocate estime, elle, que ce dossier « repose sur un terrain glissant. La procédure ne démontre pas par A plus B qu’il y a un lien entre l’état de la victime et les coups portés plus tôt dans la soirée. » Et le conseil de rappeler que celui qu’elle défend « reconnaît les faits de violence qui ont été commis dans un état d’ivresse important. Mais il n’avait pas l’intention de tuer et une orientation répressive n’est pas forcément la meilleure solution ». Les magistrats ne l’ont pas entendu ainsi.

C’est pourtant simple de ne pas approcher les Maghrébins, ça fait monter l’espérance de vie de façon spectaculaire.