Québec : un noir violait des Blanches à la chaîne grâce à du chocolat empoisonné

Leutnant
Démocratie Participative
\n29 juin 2026

Jean-Philippe Oubda

Overdose de chocolat.

La Presse :

« Le caractère odieux et violent de ces agressions est difficilement contestable. Il s’agit […] d’un scénario qui s’apparente au pire type de circonstances d’agression sexuelle où l’autonomie et l’intégrité corporelle des victimes sont anéanties par la ruse et la substance chimique », a affirmé la juge Isabelle Charles, le 29 mai dernier, au palais de justice de Montréal.

Jean-Philippe Oubda fait face à de graves accusations d’agression sexuelle et d’administration d’une substance délétère. La juge Charles a refusé de le libérer pendant le processus judiciaire en raison de son risque élevé de récidive et de la preuve « exceptionnellement robuste ». Il est toujours présumé innocent.

L’homme de 29 ans aurait donné à ses victimes du bromazolam, une dangereuse drogue qui provoque de la somnolence, des étourdissements et de l’amnésie.

Elle est utilisée au Canada seulement comme « drogue du viol ». La substance a été retrouvée dans le sang de trois plaignantes, selon la preuve.

« Dans le contexte social actuel, la protection des jeunes femmes contre de telles agressions, en particulier celles impliquant la drogue, est une préoccupation majeure. La remise en liberté d’un individu accusé de tels crimes, avec une preuve aussi solide, enverrait un message inapproprié au public et aux victimes », a conclu la juge de la Cour du Québec.

Jean-Philippe Oubda risque une « très longue peine » d’environ 10 ans de pénitencier s’il est reconnu coupable, selon la juge.

Août 2025. Magalie* fête dans un bar du Quartier latin à Montréal. Jean-Philippe Oubda aborde la femme de 19 ans. Il lui montre sa luxueuse voiture, une BMW i8, dont les portes s’ouvrent vers le haut. Magalie et une amie le suivent chez lui. Elles remarquent une table de beer pong (un jeu d’alcool) dans la cuisine.

Prix : 80 000 euros

L’homme leur offre un verre d’alcool au chocolat. Elles en boivent un peu. Les deux jeunes femmes ne comprennent pas ce qui leur arrive : elles sont étourdies et n’ont plus de contrôle sur leurs mouvements. L’homme prend Magalie dans ses bras, lui retire ses sous-vêtements et la pénètre sans condom. Elle est incapable de réagir.

Quand Magalie arrive à marcher, elle voit son amie inconsciente sur le sofa. Elle doit la frapper pour la réveiller. Ils partent en Uber et portent plainte.

Pénélope* sort dans un bar pour l’Halloween. Elle y croise un homme à bord d’une luxueuse BMW. Ses souvenirs sont flous. Elle se souvient d’avoir joué au beer pong chez lui et d’avoir consommé une boisson au chocolat.

Puis, c’est le néant. À son réveil, elle n’a plus de culotte. « On a fuck deux fois », lui dit l’homme.

Après coup, Jean-Philippe Oubda envoie des menaces « voilées » à Pénélope et à son conjoint. Un comportement « hautement préoccupant », selon la juge.

Une troisième femme raconte avoir vécu un scénario très similaire. Elle aussi évoque la table de beer pong et la liqueur au chocolat. Puis l’absence de souvenirs. C’est cette plaignante qui a permis d’accélérer l’enquête en reconnaissant l’accusé dans un bar.

Myriam* fréquente Jean-Philippe Oubda à quelques reprises. Il se présente comme un photographe. Il a d’ailleurs une caméra dans sa garde-robe et un trépied avec un anneau lumineux (ring light), raconte-t-elle. À deux occasions, Myriam se réveille en n’ayant aucun souvenir de la soirée. Une fois, le lit est maculé de sang. Elle n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé.

Le modus operandi allégué d’Oubda était « répétitif et glaçant », selon la juge.

« Ces similarités ne relèvent pas du hasard, mais d’un schéma d’action délibérée qui a perduré sur plusieurs mois. […] Malgré le fait que les quatre victimes ne se connaissent pas, le récit converge de manière frappante sur plusieurs points », analyse-t-elle.

Jean-Philippe Oubda s’est présenté devant la cour comme « instructeur en sauvetage ». Avant son arrestation, il travaillait comme « instructeur aquatique » au Complexe sportif du Collège Jean de la Mennais, une école secondaire privée de La Prairie, en Montérégie. Il n’est plus employé du Collège.

« Cette personne intervenait en soutien à l’équipe en place et n’était pas laissée seule avec des élèves du Collège. […] À ce jour, aucune situation impliquant un élève du Collège ou un usager du Complexe sportif ne nous a été signalée », a indiqué par courriel Sylvie Dupuis, directrice générale du Collège Jean de la Mennais.

À l’enquête sur remise en liberté, Jean-Philippe Oubda a tenté de dissimuler l’état réel de ses finances, selon la juge. Après avoir évoqué un maigre salaire annuel, il a avoué en contre-interrogatoire avoir empoché de 100 000 $ à 250 000 $ par année en raison de ses investissements dans les cryptomonnaies.

Le dossier reviendra en cour dans quelques semaines.

Me Marissa Kazadellis représente le ministère public, alors que Me Carine Njonang défend le délinquant.

Se rendre au domicile d’un inconnu de type africain peut comporter des risques.


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