Victoire aryenne : le polythéisme balte reconnu officiellement par l’État letton – Démocratie Participative

Victoire aryenne : le polythéisme balte reconnu officiellement par l’État letton

La Rédaction
Démocratie Participative
\n10 octobre 2025

En Lettonie, la tradition spirituelle aryenne nationale vient d’être reconnue par l’État letton, mettant officiellement un terme à 8 siècles de répression judéo-chrétienne.

Aujourd’hui est un grand jour : la Lettonie reconnaît officiellement l’ancienne religion balte (Dievturība) comme l’une des religions officielles de l’État. La tradition de nos ancêtres, selon laquelle les relations avec les dieux doivent être établies sans intermédiaires, que la vie doit être vécue avec honneur, en accord avec la nature et ses rythmes, est reconnue après mille ans passés dans l’ombre.

Renforçons la tradition inscrite dans la Constitution lettone, afin qu’une religion étrangère et inacceptable ne vienne pas la remplacer !

Le Parlement de la République de Lettonie est entré dans l’histoire en adoptant la loi sur la Latvijas Dievturu sadraudze (ci-après dénommée « Sadraudze ») en troisième et dernière lecture, par 63 voix pour, 7 voix contre et 2 abstentions.

Merci, Ivo, pour le reportage « Les prêtres latvistiques pourront célébrer des mariages ayant force juridique » diffusé le 9 octobre 2025 dans le journal télévisé TV3 Ziņas 20.00 ! Nous vous invitons à vous inscrire pour les baptêmes, mariages, funérailles et autres cérémonies religieuses 🇱🇻 sur le site de la communauté païenne 👉

Communiqué officiel :

Le Parlement de la République de Lettonie est entré dans l’histoire en adoptant la loi sur la Latvijas Dievturu sadraudze (ci-après « Sadraudze ») en troisième et dernière lecture, par 63 voix pour, 7 voix contre et 2 abstentions.

Il s’agit de la première loi de l’Union européenne à reconnaître officiellement une union religieuse ethnique, affirmant explicitement son statut traditionnel : « Dievturība, en tant que religion traditionnelle en Lettonie, et la Sadraudze qui la représente, sont présentes depuis longtemps en Lettonie ; elles sont fidèles aux valeurs spirituelles et morales, cultivent la langue et les traditions lettones et préservent le patrimoine spirituel de la nation » (article 2.2).

La loi accorde à la Sadraudze un statut juridique, protège son nom, ses lieux sacrés, ses sanctuaires et ses objets rituels, et garantit son droit à l’autonomie administrative en vertu de ses statuts (articles 3 à 5). Les droits fondamentaux comprennent le mariage légal, l’accompagnement spirituel, l’éducation et la formation. Les prêtres autorisés de la Sadraudze peuvent célébrer des mariages en vertu du droit civil (article 6) et fournir des services spirituels dans les institutions militaires, médicales et pénitentiaires (articles 7-8). La Sadraudze tient un registre officiel des prêtres accessible au public, soumis au ministère de la Justice (article 11). Les établissements d’enseignement fondés par la Sadraudze peuvent déterminer les programmes d’études et former des prêtres ou d’autres membres du personnel au service religieux (article 10).

Les racines spirituelles de chaque nation européenne continuent d’être chéries par ses communautés religieuses ethniques, façonnant leurs identités traditionnelles distinctes. « Huit siècles après le début de la christianisation violente des terres baltes, la Lettonie, désormais membre de l’Union européenne fondée sur le principe de l’unité dans la diversité, a enfin l’occasion de revenir aux anciennes traditions religieuses défendues par la Sadraudze, dont les racines ont perduré à travers les chants folkloriques lettons et d’autres formes de patrimoine culturel immatériel, et de les perpétuer », a déclaré Andrejs Broks, grand chef de la Sadraudze chargé des affaires spirituelles.

Le Sadraudze est membre fondateur du Congrès européen des religions ethniques (ECER) depuis 1998, soulignant son rôle dans la promotion des traditions religieuses ethniques à travers l’Europe. « Cette loi, élaborée par les Dievturi depuis 2022 en réponse à une proposition parlementaire introduite en 2018 visant à définir explicitement les groupes religieux traditionnels en Lettonie, reconnaît la Dievturība comme une religion traditionnelle profondément enracinée dans l’histoire et la culture de la Lettonie », a déclaré le Dr Uģis Nastevičs, président du Congrès européen des religions ethniques. « En cette année propice qui marque le centenaire du mot Dievturība depuis 1925, la loi sur la Latvijas Dievturu sadraudze protège les traditions sacrées et crée un précédent pour les communautés religieuses ethniques à travers l’Europe. » L’adoption de cette loi souligne l’engagement de la Lettonie en faveur de la liberté religieuse, de la préservation culturelle et de la reconnaissance des traditions spirituelles indigènes, établissant ainsi un modèle pour les religions ethniques dans l’Union européenne.

Le Latvijas Dievturu sadraudze est l’organisation officielle des Dievturi, un mouvement néo-païen letton fondé dans les années 1920 par Ernests Brastiņš, visant à ressusciter la religion balte pré-chrétienne. Selon le site officiel de Dievturība (dievturi.lv, 2023), le Sadraudze est une communauté religieuse qui promeut une vision moniste où Dievs, divinité suprême, représente l’unité cosmique englobant nature et divinités secondaires. Les rituels s’appuient sur les dainas (chants folkloriques lettons), collectés au XIXe siècle par Krišjānis Barons, et incluent des célébrations saisonnières comme les solstices (Jāņi pour l’été, Ziemassvētki pour l’hiver). Ces rites, souvent tenus dans des lieux naturels comme des collines ou des rivières, impliquent des offrandes (fleurs, pain) et des feux sacrés pour honorer l’harmonie cosmique, selon Beresnevičius (2004, Lithuanian Mythology). Le Sadraudze collabore avec Romuva, son homologue lituanien, formant un réseau balte de néo-paganisme. Ce mouvement s’inscrit dans un effort post-soviétique de réappropriation identitaire, face au judéo-christianisme et à l’athéisme imposé par l’URSS.

Le polythéisme balte : origines et judéo-christianisation

Les croisades génocidaires du Nord, ordonnées par la Synagogue de Rome et son grand rabbin Célestin III, furent entreprises pour imposer le Yahvisme nazaréen aux peuples baltes à partir du 12e siècle

Le polythéisme balte, pratiqué par les tribus baltes (Lituaniens, Lettons, Prussiens) avant leur judéo-christianisation forcée, trouve ses racines dans les traditions aryennes remontant à 4 000 ans selon Marija Gimbutas (The Balts, 1963). Le panthéon, décrit dans The Chronicle of the Prussian Land (Dusbourg, 1326), inclut Dievas (dieu du ciel), Perkūnas (tonnerre, justice), Žemyna (terre, fertilité) et Laima (destin). Les rituels se tenaient dans des alcas (bosquets sacrés) ou sur des collines, avec des sacrifices animaux (bovins, porcs) et des chants polyphoniques (sutartinés lituaniens), selon Vaiškūnas (2012, Baltic Religion and Astronomy). Ces pratiques reflétaient une vision du monde tripartite (ciel, terre, monde souterrain), similaire à celle des autres Aryens.

La judéo-christianisation, menée par la Synagogue de Rome, débute avec les Croisades du Nord (1195-1410). Les Chevaliers Teutoniques, soutenus par le pape, ciblent les Prussiens dès 1230, détruisant le sanctuaire de Romowe, centre prussien dirigé par le Kriwe (prêtre suprême), selon Dusbourg (1326). En Livonie (Lettonie), l’évêque Albert fonde Riga en 1201, imposant le baptême par la force (Chronicon Livoniae, Henri de Livonie, 1227). En Lituanie, la résistance est forte : Mindaugas se convertit en 1251 pour des raisons diplomatiques, mais revient au paganisme, selon la Chronique de Galicie-Volhynie (1263). La conversion définitive intervient en 1387 sous Jogaila, avec l’union polono-lituanienne, et s’achève en Samogitie vers 1413 (Beresnevičius, 2004). Les chroniques rapportent des tueries de masse, des temples incendiés et des prêtres païens exécutés.

Du XVIe au XVIIIe siècle, l’Église judéo-catholique traque les pratiques polythéistes via l’Inquisition balte, qualifiant les vaidilutės (prêtresses) de “sorcières” (Rowell, Lithuania Ascending, 1994). Malgré cela, des éléments polythéistes survivent dans le folklore, comme les dainas lettones ou les contes lituaniens.

Évolution sous l’influence judéo-chrétienne

Du 21 au 23 juillet 1940, un parlement fantoche, formé par les forces d’occupation bolcheviques, s’est réuni et a déclaré l’Estonie République socialiste soviétique (ESSR) et « demandé » que l’Estonie soit intégrée à l’Union soviétique. La salle du parlement était décorée des portraits de Lénine, Staline, Marx et Engels.

Sous la pression judéo-chrétienne, le polythéisme balte évolue en un syncrétisme résilient. Selon Rowell (1994), jusqu’au XVIIIe siècle, 70 à 80 % des paysans lituaniens conservent des pratiques païennes, intégrées dans les fêtes judéo-chrétiennes. Par exemple, Kūčios (Noël) incorpore des offrandes aux ancêtres, et Rasos (Saint-Jean) conserve les feux solsticiels (Vaiškūnas, 2012). Perkūnas est assimilé à Élie (אֵלִיָּהו), Žemyna à Mariam, mère du rabbi de Nazareth, selon Beresnevičius (2004). Les alcas sont remplacés par des synagogues chrétiennes, mais des bosquets restent vénérés clandestinement.

Au XIXe siècle, sous l’Empire russe, le folklore devient un refuge : les dainas (20 000 collectées en Lettonie) préservent les mythes, comme l’arbre cosmique (Austras koks) ou les serpents sacrés (žalčiai), selon Barons (1894-1915, Latvju Dainas).

L’occupation soviétique (1940-1991) marginalise davantage le polythéisme, considéré par le système totalitaire marxiste comme l’expression d’un “nationalisme bourgeois”. Les leaders polythéistes sont déportés par les bolcheviques, mais les traditions survivent dans les campagnes, via des fêtes comme Užgavėnės (fin d’hiver, masques et effigies brûlées), selon Trinkūnas (2009, Of Gods and Holidays). Cette dégénérescence du polythéisme balte mêlant paganisme et abrahamisme prépare paradoxalement le renouveau : il ancre l’identité balte face à la russification et à l’athéisme d’État soviétique.

Le renouveau polythéiste

Wilhelm Storost Vydūnas

Le renouveau débute au XIXe siècle avec le romantisme national. En Lituanie, Vydūnas (1868-1953) promeut le paganisme comme identité contre la russification, organisant des festivals (The Soul of the Nation, 1930). En 1911, Domas Šidlauskas fonde Vaidevutybė, influencé par le védisme (Beresnevičius, 2004). En Lettonie, Brastiņš lance Dievturība en 1925, basé sur les dainas et une vision moniste (dievturi.lv). L’URSS réprime ces mouvements : Jonas Trinkūnas, fondateur de Romuva (1967), est exilé en 1971 (Trinkūnas, 2009).

Après 1991, le néo-polythéisme explose. Romuva, reconnu en Lituanie en 1992, compte 5 000 adeptes en 2011 (recensement lituanien). En 2019, la Cour européenne des droits de l’homme condamne la Lituanie pour discrimination, menant à une reconnaissance pleine en 2024, légalisant mariages et baptêmes polythéistes (ECHR, Case 60775/19). Le renouveau s’appuie sur l’écologie (sacralité de la nature) et l’identité ethnique post-soviétique. Romuva est polythéiste, basé sur le folklore national, tandis que Dievturība est moniste, plus philosophique. D’autres mouvements, comme Kuronas (2003), prônent une approche théologique (Vaiškūnas, 2012).

Structure et événements

Romuva et le Sadraudze sont décentralisés. Romuva, dirigé par une Krivė (Inija Trinkūnienė depuis 2018), compte 25 groupes locaux et des chapitres internationaux (romuva.lt, 2023). Le Sadraudze letton fonctionne via des conseils de Vaidilas (prêtres), organisant camps et conférences (dievturi.lv). Les rituels incluent mariages autour du feu, et funérailles avec offrandes ancestrales.

Les événements suivent le cycle solaire : Rasos (solstice d’été, 23-24 juin) avec feux et couronnes florales ; Kūčios (solstice d’hiver, 24 décembre) avec repas ancestraux ; Užgavėnės (février, fin d’hiver) avec masques ; Vėlinės (1er novembre, jour des morts).

Les camps d’été, comme celui de Kernavė (Lituanie), attirent des polythéistes mondiaux, avec 10 000 participants à Vilnius en 2024 (romuva.lt). Ces fêtes, ancrées dans le folklore, renforcent l’identité balte.

Philosophie : Harmonie et nature

La philosophie balte, centrée sur darna (harmonie), voit l’univers comme interconnecté : Dievas (ciel), Žemyna (terre), et Velnias (monde souterrain, force chaotique) forment un équilibre, selon Beresnevičius (2004). La nature est sacrée – arbres et rivières sont divins – et les ancêtres sont vénérés comme guides. Écologiste, elle rejette le matérialisme et prône une vie en harmonie, influencée par Vydūnas (The Soul of the Nation).

Liens avec la religion aryenne

Dievas, dieu céleste balte, correspond au Dyēus ph₂tēr, divinité suprême du panthéon proto-aryen, également présente dans les mythologies grecque (Zeus) et romaine (Jupiter). Perkūnas, dieu du tonnerre et de la justice, s’apparente à Perkʷunos, une figure proto-aryenne comparable au Thor germanique ou au Taranis celtique. L’arbre cosmique, appelé Austras koks en letton, reflète une cosmologie tripartite commune aux traditions européennes aryennes, comme l’Yggdrasil nordique ou les cultes celtes autour du chêne. Les rituels baltes, incluant des sacrifices équins et des feux sacrés dans des bosquets (alcas), partagent des traits avec les pratiques celtiques et germaniques, comme les sanctuaires en plein air décrits par Tacite (Germania, 98 ap. J.-C.). Selon Jonas Vaiškūnas (Baltic Religion and Astronomy, 2012), ces parallèles témoignent d’une continuité avec les traditions spirituelles des Aryens d’Europe, renforçant la légitimité du renouveau polythéiste balte comme expression d’un héritage ancestral européen.

En conclusion

Le Sadraudze et Romuva incarnent un polythéisme balte ressuscité après des siècles de répression judéo-chrétienne et communiste. De la destruction de Romowe à la reconnaissance lituanienne de 2024 et lettonne de 2025, il évolue d’un renouveau culturel à un mouvement identitaire, puis en tradition d’État. Avec sa structure communautaire, ses fêtes solaires, sa philosophie écologique et ses racines aryennes, il devient une alternative spirituelle ancrée dans la nature et l’histoire.

Sources :

  • Beresnevičius, G. (2004). Lithuanian Mythology.
  • Gimbutas, M. (1963). The Balts.
  • Rowell, S. C. (1994). Lithuania Ascending.
  • Vaiškūnas, J. (2012). Baltic Religion and Astronomy.
  • Trinkūnas, J. (2009). Of Gods and Holidays.
  • Dusbourg, P. (1326). Chronicon terrae Prussiae.
  • Henri de Livonie (1227). Chronicon Livoniae.
  • Barons, K. (1894-1915). Latvju Dainas.
  • Sites : dievturi.lv, romuva.lt, Saeima (2023), ECHR (2019).