-20% de fréquentation : saison catastrophique pour les restaurateurs ! – Démocratie Participative

-20% de fréquentation : saison catastrophique pour les restaurateurs !

La Rédaction
Démocratie Participative
\n11 août 2025

La corporation la plus horrible de France est enfin sanctionnée à la hauteur de son culot.

Capital :

Dans plusieurs stations balnéaires ou sites touristiques français, les vacanciers ne se pressent plus aux terrasses. Et les coupables sont tout trouvés : les prix, jugés excessifs, voire «délirants» selon certains témoignages relayés sur les réseaux sociaux et relevés par La Voix du Nord. «Une assiette de pâtes à 29 euros et une salade à 25 euros, s’indigne une internaute – à ce tarif-là, même en Italie, on mange trois fois mieux pour deux fois moins cher». Ces critiques se multiplient depuis le début de l’été, signe d’une frustration qui grossit autant que les prix.

Avec les sommes colossales qu’ils ont englouties durant le Covid grâce à Macron, ces gens avaient fini par oublier la loi de l’offre et de la demande.

Il semble qu’elle ait fini par les rattraper.

Le phénomène semble s’amplifier dans les zones très touristiques comme le Pays basque, le littoral méditerranéen ou encore certaines villes d’Alsace. De nombreux établissements voient leur fréquentation chuter, malgré une météo favorable et des flux touristiques importants. «Quand je vois les prix, je préfère me faire un pique-nique ou cuisiner moi-même», explique un touriste croisé sur une aire de repos. Pour beaucoup de restaurateurs, les tarifs élevés s’expliquent par une explosion des coûts : énergie, matières premières, loyers et salaires.

Si ces gens ne peuvent pas proposer une carte à des prix décents, c’est qu’ils sont économiquement non-viables et doivent donc disparaître.

Pas l’inverse.

Qu’ils osent même se plaindre confine à l’agression.

Fort heureusement, en dernière analyse, le client est roi. Et s’il ne veut pas se faire pigeonner, il ne se fera pas pigeonner.

Mais les justifications ne suffisent pas toujours à convaincre les clients. «Il y a un moment où le portefeuille ne suit plus», confirme une vacancière. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), la fréquentation des restaurants est en baisse de 15 à 20 % en France. Et certains professionnels reconnaissent que la flambée des prix risque de se retourner contre le secteur, le syndicat alertant sur un danger de désaffection durable. A cela s’ajoute une concurrence de plus en plus forte des snacks, food trucks ou plateformes de livraison, plus abordables. Autre phénomène qui agace sérieusement : l’essor des plats «instagrammables» aux portions réduites mais au tarif premium.

Dans ce contexte, l’UMIH appelle à la prudence et au rééquilibrage des pratiques tarifaires. Les professionnels redoutent en outre que la clientèle étrangère, elle aussi confrontée à l’inflation, soit durablement dissuadée. Plusieurs établissements envisageraient déjà de réviser leur carte ou de proposer des formules plus accessibles pour éviter une saison blanche. Voire pire. D’après le chef étoilé Thierry Marx, président de l’UMIH, 25 restaurants fermeraient tous les jours en France.

Il faudrait un zéro de plus à ce chiffre.

La France a réussi à inventer le concept de cantines soviétiques privatisées : vous payez deux fois le menu, une fois en sortant du restaurant, une fois avec votre déclaration d’impôts.

Le nombre de restaurants est passé de 130 000 en 2000 à 180 000 en 2024, probablement davantage. Cette inflation ne s’explique que par le départ massif en retraite des boomers depuis une quinzaine d’années.

Une foultitude de pseudo restaurants ont ouvert, spécialisés dans l’usage du micro-onde.

Comme les avions à destination exotique, les restaurants sont peuplés de vieux qui ne savent plus quoi faire de leur argent. Les restaurateurs à la Thierry Marx ont bien identifié le filon et pressent le citron à outrance, laissant la plèbe à la porte de leurs établissements.

Nous vivons un écosystème conçu par et pour ces boomers, à tous les niveaux, y compris dans un domaine aussi trivial que la restauration.

Il ne reste aux jeunes goyim que les tacos ou kebabs merdiques à 10 euros la formule, qui se multiplient encore plus vite que les cafards qui y vivent, ce contre quoi il existe le bon vieux jambon-beurre, arme ultime du jeune Gaulois face à l’inflation.