71% des Français pensent que la démocratie est dysfonctionnelle – Démocratie Participative

71% des Français pensent que la démocratie est dysfonctionnelle

La Rédaction
Démocratie Participative
\n05 août 2025

Cette république juive est en état de mort cérébrale.

Public Sénat :

« Méfiance », « lassitude » et « morosité ». Voilà les termes qui dominent lorsque l’on interroge les Français sur leur état d’esprit actuel. Ce ressenti a progressé de 4 à 7 % au cours de l’année écoulée, selon le baromètre annuel de la confiance politique, réalisé par l’institut OpinionWay pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), et publié ce mardi 11 février. L’originalité de cette enquête est de comparer le ressenti des Français à celui de leurs voisins allemands et italiens. Pour la première fois cette année, des données récoltées aux Pays-Bas ont également été intégrées à cette étude et permettent d’élargir la comparaison.

Il en ressort un net « désarroi démocratique » exprimé par les Français, selon la formule du Cevipof. Au terme d’une année de crise politique et budgétaire inédite, la France se distingue par un pessimisme très marqué au regard des autres pays européens testés dans ce baromètre. « Cette enquête annuelle de référence révèle un profond malaise au sein de l’opinion publique française vis-à-vis de la politique et de ses représentants. Avec un niveau de confiance au plus bas, les chiffres mettent en évidence une crise de légitimité et une désaffection marquée à l’égard des institutions démocratiques », indique le Cevipof.

Le sentiment de méfiance domine désormais chez 45 % des Français, contre 38 % il y a un an, alors qu’il n’a progressé que d’un point en Allemagne (25 %), et baissé de deux points en Italie (31 %). Il n’est que de 16 % aux Pays-Bas. Le sentiment de lassitude, à 40 % en France (+ 4 points), chute à 31 % en Italie (-5 points) et 15 % en Allemagne (-1 point). Il ne dépasse pas les 13 % chez les Néerlandais. « A contrario, seuls 15 % des Français ressentent du bien-être, 14 % de la sérénité, et 13 % de la confiance. Ces chiffres contrastent avec ceux de l’Italie et de l’Allemagne, où la sérénité est respectivement ressentie par 26 % et 33 % des citoyens », note le Centre de recherches politiques de Sciences Po.

74 % des Français interrogés indiquent ne pas avoir confiance dans la politique (+ 4 points). Là encore, l’écart se creuse avec nos voisins : 61 % des Italiens ne croient pas en la politique (-5 points) contre 57 % des Néerlandais et 53 % des Allemands (-2 points). Les termes « méfiances » et « dégoût » l’emportent lorsque l’on interroge les personnes sondées sur leur rapport à la politique (respectivement à 37 % et 26 %). Inversement, seuls 3 % des Français parlent de « respect » et 1 % « d’enthousiasme ». Ils sont 83 % à considérer que les responsables politiques, en général, ne tiennent pas compte de leur avis.

74 % des personnes interrogées estiment que le personnel politique est corrompu, un chiffre qui a progressé de 6 points en une année. L’écart avec l’Allemagne est particulièrement marqué : seuls 49 % des Allemands (-2 points) remettent en cause la probité de leur personnel politique.

La défiance s’observe tout particulièrement vis-à-vis des organes de la démocratie représentative : 78 % des personnes interrogées remettent en cause la légitimité des représentants politiques, y compris ceux qui ont été élus. La confiance en l’Assemblée nationale, désormais paralysée par le tripartisme, s’érode, passant en un an de 29 à 24 %. Seuls 32 % des sondés disent faire confiance au Sénat. Mais surtout, 76 % des Français indiquent ne pas faire confiance au gouvernement, soit une chute de 5 points alors que trois chefs de gouvernement se sont succédé depuis le dernier baromètre. Là encore, la France assure un écart moyen d’environ 15 points par rapport aux trois voisins cités plus hauts.

Alors que le gouvernement actuel est né d’un rapprochement entre quatre grandes forces politiques, avec d’un côté les soutiens historiques au président de la République, et de l’autre Les Républicains, 32 % des Français estiment qu’une coalition faite de compromis ne fait pas un bon gouvernement. D’ailleurs, 68 % des Français pensent que le gouvernement de François Bayrou est illégitime.

71 % des personnes sondées estiment que la démocratie fonctionne mal, soit une progression de 3 points par rapport au dernier pointage. Ils ne sont que 48 % à avoir ce sentiment en Allemagne (+ 1 point) et 62 % en Italie (-1point). 45 % des Français estiment que de nouvelles élections ne suffiront pas à débloquer la situation. D’ailleurs, 48 % des sondés pensent que « dans une démocratie rien n’avance, et qu’il vaudrait mieux moins de démocratie mais plus d’efficacité ».

Le Cevipof observe ainsi la montée d’une tendance pour le moins inquiétante chez les Français : « L’attrait pour un pouvoir plus autoritaire ». 73 % réclament « un vrai chef en France pour remettre de l’ordre », contre 60 % en Allemagne et en Italie. Pour 41 %, « un homme fort n’a pas à se préoccuper des élections ou du Parlement », une assertion en progression de 7 points par rapport à février 2024. Notons toutefois que 71 % des personnes interrogées dans cette enquête estiment que « la démocratie fonctionnerait mieux en France si les citoyens étaient associés de manière directe (pétitions, tirage au sort) à toutes les grandes décisions politiques », un pourcentage qui reste stable.

Totalement corrompu et inefficace, le système républicain est totalement discrédité et rejeté par les trois quarts des Français.

Ils aspirent à un nouveau système qui serait doté d’un leader disposant de larges pouvoirs, et d’un mécanisme de consultation directe, très probablement sur des sujets d’intérêt concret et immédiat, que ce soit localement, régionalement, nationalement, ou par profession.

En somme, un fascisme participatif.

C’est précisément ce que nous défendons ici.

Et pourtant, nous passons pour des marginaux qui ne comprenons rien aux vertus supposées de cette république.

Nous sommes bien plus en phase avec les aspirations profondes des masses que ce que le discours dominant ne laisse à penser.