La Rédaction
Démocratie Participative
\n28 novembre 2025

Agnès Desideri a une relation particulière avec son “fils adoptif”, un jeune enfant d’Afrique
Le syndrome breton s’est emparée de la Corse.
Dans leur parcours d’adoptants, les candidats sont suivis par l’aide sociale à l’enfance (ASE) qui dépend de la Collectivité de Corse. Au niveau associatif, ils peuvent aussi compter sur le soutien d’Enfance & familles d’adoption (EFA2B), dont l’antenne insulaire est présidée par Agnès Desideri. Et elle l’affirme, les Corses adoptent : “Il y a une liste d’attente, des parents agréés, qui attendent un enfant.” Une quarantaine actuellement, d’après les chiffres de l’ASE.
Concrétiseront-ils tous leur projet ? “Au niveau national, répond Alexis Lafeuille, la réalité, c’est que lorsqu’on obtient son agrément, on a une chance sur huit d’accéder à l’adoption à la fin.” Le chef du service adoption, tutelle et statut de l’enfant pose un autre constat : “Le profil des enfants évolue avec le temps : le nombre de nourrissons nés sous le secret est stable – entre 0 et 2 par an en Corse – et nous comptons quarante personnes agréées en ce moment. Depuis 2016, en revanche, le nombre d’enfants devenus pupilles de l’État par décision judiciaire (retrait des droits parentaux, délaissement parental) augmente.” Des enfants plus grands, parfois des fratries, avec un passé “qui peut être compliqué”.
Du côté des adoptions à l’international, “le chiffre est assez faible, environ une ou deux par an“. Finalement, tout confondu, “il y a environ quatre enfants qui sont adoptés en Corse, chaque année”.
“C’est peu, estime Alexis Lafeuille, dans la mesure où l’on pourrait développer la protection de l’enfant par le statut juridique. C’est ce que nous allons développer ces prochaines années dans l’île : l’accompagnement de ces enfants qui deviennent pupilles de l’État par décision judiciaire, la détermination d’un projet de vie pour eux, dans lequel l’adoption pourrait être une situation qui conviendrait.”
C’est déjà énorme.
Reste que, pour qu’un système compliqué et sensible comme celui de l’adoption fonctionne, l’entente et la synergie entre les acteurs prennent des allures de condition sine qua non.
Or, on en est loin : “Il y a un manque de communication, dénonce Agnès Desideri. Cela fait des années que nous demandons à travailler avec l’ASE mais à chaque fois, on nous oppose une fin de non-recevoir. Ce manque de transversalité et de transparence au nom du secret n’est pas entendable lorsqu’il va à l’encontre de l’intérêt supérieur de l’enfant.“
Des nègres adultes donc.
En même temps, le drapeau de la Corse est une tête de cafre.
Nous avons enfin compris pourquoi.

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