Leutnant
Démocratie Participative
\n03 mars 2026

Le Périgord est un haut lieu de la culture guinéenne et brésilienne
La France de la diversité se diversifie.
Un trentenaire est jugé depuis jeudi 26 février par la cour criminelle de la Dordogne pour s’en être pris à une quinquagénaire rencontrée lors d’un mariage, en décembre 2023
« Ça m’est arrivé, je le reconnais et je m’excuse auprès de la victime. » Après avoir contesté les faits pendant plus de deux ans, l’accusé a finalement concédé, jeudi 26 février lors du premier jour de son procès devant la cour criminelle de la Dordogne, qu’il avait bien violé une Périgourdine de 55 ans dans la soir…
Il rencontre la quinquagénaire ce même jour, lors d’un mariage où il était chargé de mettre la musique. Leur premier échange concerne d’ailleurs le titre d’un morceau. C’est au moment de partir que le drame se noue : la partie civile, alcoolisée, s’assied dans la voiture de ses amis. Selon des témoins, l’accusé, alcoolisé lui aussi, surgit, la saisit par le bras et la fait monter dans sa propre voiture. Des amis essaient de s’interposer, en vain. Il la conduit chez lui, dans le quartier du Toulon à Périgueux.
Le récit de la quinquagénaire, émaillé de quelques trous de mémoire, fait état de deux rapports non consentis. Son premier flash la ramène dans un salon, sa culotte déjà arrachée. « Je lui ai demandé qu’il soit gentil avec moi, qu’il ne me fasse pas de mal car j’étais en danger », raconte la Périgourdine calmement avec un accent qui trahit son origine brésilienne. Et lorsque la présidente de la cour lui demande de fouiller dans sa mémoire, elle fond en larmes. « Le souvenir que j’ai, c’est la pénétration douloureuse. »
Ce qui vaut à l’accusé de 30 ans de répondre de viol ainsi que d’enlèvement et séquestration. Il s’expliquera plus longuement ce vendredi 27 février sur sa nouvelle position car, dans un premier temps, il avait nié en bloc, évoquant une relation consentie dont la partie civile serait l’instigatrice et mentant sur son emploi du temps de ce soir-là.
« Le rapport est venu d’elle, je ne force pas les femmes et j’évite les problèmes », avait-il même confié à l’un des experts vus quelques mois plus tard. « Une inversion accusatoire » classique chez les profils « immatures », a expliqué le psychologue aux cinq magistrats professionnels.
Son ami et son beau-frère ont qualifié ce père célibataire de deux enfants, acrobate et originaire de Guinée, de personne « responsable » et « respectueuse ». Tous deux se disent très surpris par les faits reprochés qui « ne ressemblent pas du tout » à l’homme qu’ils connaissent. Sans pour autant remettre en question le récit de la partie civile.
La nuit des faits, la quinquagénaire a été retrouvée dans la rue et amenée au commissariat, en partie dénudée, par un jeune automobiliste qu’elle a hélé. En état de choc visible, elle a été jugée cohérente par la policière qui l’a auditionnée. Elle a reconnu, par la suite, l’accusé au milieu d’autres portraits, se levant brutalement, le visage figé dans une réaction de crainte.
La peur la suit quotidiennement désormais, notamment quand elle sort le soir. Elle a confié à la cour criminelle avoir perdu confiance en elle. Et l’idée d’avoir une nouvelle relation sentimentale la fait de nouveau pleurer. « Je ne suis pas prête », répète-t-elle.
Le verdict est attendu ce vendredi 27 février.
Moralité de l’histoire : les Noirs font des trucs de Noirs.
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