La Rédaction
Démocratie Participative
\n11 avril 2026
Donald Trump a annoncé son intention de copier l’Arc de Triomphe commandé par Napoléon Bonaparte, à ce détail près que c’est une affreuse pâtisserie combinant l’appétence pour le bling bling du milliardaire et l’absence de culture des Américains.
— Rapid Response 47 (@RapidResponse47) April 10, 2026
La ville de Washington D.C. est une ville noire. Les noirs y représentent 70% de la population totale. Construire un arc de triomphe, issu de la tradition aryenne de Rome, n’a aucun sens dans une ville africaine, a fortiori sans sa dimension sacrée.
Mais revenons à ce qu’est un arc de triomphe
Pour les Romains, un arc monumental — appelé fornix à l’époque républicaine, puis arcus triumphalis ou arc de triomphe sous l’Empire — n’était pas seulement un monument commémoratif ou un élément de propagande. Il possédait un sens spirituel profond, ancré dans les rites guerriers ancestraux.
À l’origine, les Romains utilisaient des portes ou des arcs temporaires (souvent en bois) pour faire passer l’armée victorieuse à son retour d’une campagne militaire. Cette pratique remontait aux plus anciennes pratiques romaines liées à la guerre. Les soldats, chargés des « énergies destructrices » accumulées pendant les combats, étaient considérés comme potentiellement dangereux pour la communauté civile s’ils rentraient « souillés » du sang ennemi. Passer sous cet arc avait une fonction de lustratio (purification rituelle) : il déchargeait les guerriers de ces impuretés et leur permettait de réintégrer symboliquement la vie civile sans risque pour Rome.
Ces « portes magiques » étaient placées à l’entrée de la ville ou du forum. Elles s’inscrivaient dans une logique plus large de rites de passage et de purification (lustrations), courantes dans la religion romaine (par exemple, les suovetaurilia pour purifier l’armée avant ou après une campagne).


Arc de Titus célébrant le triomphe des légions sur les juifs
L’arc monumental s’est développé en lien direct avec la cérémonie du triomphe (triumphus), qui était avant tout un acte religieux autant que militaire et politique : le général victorieux (triumphator), après avoir obtenu l’accord du Sénat, défilait à la tête de ses troupes depuis le Champ de Mars (hors du pomerium, la limite sacrée de Rome où aucun homme en arme ne devait pénétrer) jusqu’au temple de Jupiter Capitolin.
Il portait le costume de Jupiter (toge pourpre, visage peint en rouge comme la statue du dieu, couronne de laurier, sceptre). Pendant quelques heures, il était assimilé au dieu Jupiter lui-même, médiateur entre les dieux et les hommes.
Le cortège passait sous l’arc (ou la porta triumphalis), qui marquait symboliquement la transition de l’état de guerre (impur, militaire) à l’état de paix (pur, civil et religieux). Le triomphe se terminait par un sacrifice de bœufs blancs à Jupiter Capitolin, pour purifier les « souillures du sang » versé pendant la guerre et remercier les dieux pour la victoire. L’arc matérialisait donc un passage sacré : il était un seuil rituel entre le profane et le sacré, entre l’extérieur (guerre, danger) et l’intérieur (paix, cité protégée par les dieux).
À partir de la fin de la République et surtout sous l’Empire, les arcs devinrent plus monumentaux et honorifiques. Ils célébraient les victoires de l’empereur. Les reliefs représentaient des scènes de bataille et de triomphe, comme une photographie sculptée de l’évènement. L’arc rappelait ainsi que la victoire était un don des dieux et que l’empereur, en tant que triumphator permanent, maintenait l’harmonie entre Rome et les dieux (pax deorum) et tenait à distance les forces du chaos primordial.
Relire : Être aryen (chapitre 1) : Introduction à la cosmogonie aryenne
Pour les Romains, un arc n’était pas un simple « monument » au sens moderne. C’était un élément rituel : une porte sacrée de purification, un rappel permanent du triomphe comme acte religieux, et un symbole de l’alliance entre le pouvoir temporel et les dieux.
La vidéo ci-dessous décrit un triomphe à Rome.
Démocratie Participative Le site le plus censuré d'Europe