La Rédaction
Démocratie Participative
\n10 novembre 2025
La chasse au gwer est ouverte en Ligue 1 !
L’Équipe :
Tout est parti d’un « like » glissé sur une publication Instagram. Un extrait vidéo d’une émission de débat sur LCP, où le vice-président des Républicains Julien Aubert indique préférer voter pour le Rassemblement National en cas de second tour face à La France insoumise, sur lequel le gardien du PSG et de l’équipe de France Lucas Chevalier a glissé la mention « J’aime », supprimée depuis.
C’est cet extrait.
« Si j’étais électeur de cette circonscription, j’irais voter pour le candidat du RN » Julien Aubert, porte-parole des Républicains.
L’union des droites n’est plus un fantasme du Rassemblement National ou de Reconquête.
C’est l’OBJECTIF de Bruno Retailleau. pic.twitter.com/s3SlrbUoje
— Alexandre Ouizille (@Aouizille) October 9, 2025
Ce dimanche, l’extrait sur lequel l’ancien député du Vaucluse minimise l’héritage du pétainisme et des Waffen-SS au sein du RN – « Je ne vais pas reprocher à Mme Marine Le Pen ce qu’a fait son père, de la même manière qu’elle n’est pas responsable de ce qu’a fait son grand-père » – est ressorti sur les réseaux sociaux. Et la mention « J’aime » de Chevalier, assimilée à une approbation des propos de Aubert, a été vivement commentée. Le gardien a reçu de nombreuses critiques, mais aussi certains soutiens comme celui d’Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et fondateur du très à droite parti UDR, qui s’est empressé de tweeter pour dénoncer les injures dont le joueur était victime en raison de son like.
Je dois dire que je suis heureux de l’évolution de Ciotti.
Il communique désormais comme un authentique skinhead, ce qui colle avec son look.
« Sale gwer (blanc) »
J’apporte mon soutien total au gardien de l’équipe de France Lucas Chevalier victime d’injures racistes pour avoir aimé une publication appelant à voter RN contre LFI.
Le racisme est insupportable y compris le racisme anti blanc ! pic.twitter.com/qFxIGirLir
— Eric Ciotti (@eciotti) November 9, 2025
C’est pour mettre les choses au clair et pour échapper à toute récupération politique que Chevalier a réagi. Alors qu’il a d’ordinaire un community manager pour gérer ses réseaux sociaux, il a cette fois communiqué de son propre chef et sans concertation.
À l’issue du match gagné sur la pelouse de l’Olympique lyonnais (3-2), dimanche soir lors de la 12e journée de Ligue 1, le gardien international a tenu à réagir, dans des stories Instagram publiées dans la nuit de dimanche à lundi. Il évoque « une orientation politique qu'[il] ne partage pas, bien évidemment » et plaide un like « sans s’en être rendu compte ».
« Toute personne qui me connaît sait très bien à quel point […] mes parents et ma famille m’ont inculqué des valeurs, du respect, et qu’en aucun cas je ne me permettrais de penser ces choses-là, a encore écrit Chevalier. Vous avez essayé de me faire passer pour un facho, et ce n’est pas que moi que vous avez visé, mais ma famille entière. » Le gardien estime que son « image » est « salie de haut en bas pour une action accidentelle ».
Lucas est évidemment un Nazi pur et dur, mais vous savez ce que c’est : quand on est sous contrat, on a des obligations.



C’est moins enthousiasmant qu’un Di Canio.
Il faut l’admettre.

Il est quasiment inévitable que sa carrière s’arrête à petit feu à partir de maintenant.
Personne en France n’achètera le maillot d’un raciste aussi radical que Lucas Chevalier qui transforme automatiquement celui qui le porte en cible mouvante.
Il va devoir s’expatrier.
De toute façon, la Ligue est une jungle d’Afrique.
Il aurait peut-être dû faire du biathlon, le sport des hommes blancs.

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