Le Sénégal double les peines de prison pour les hommes qui s’éjaculent mutuellement dans le rectum – Démocratie Participative

Le Sénégal double les peines de prison pour les hommes qui s’éjaculent mutuellement dans le rectum

La Rédaction
Démocratie Participative
\n12 mars 2026

 

La presse française crise depuis des jours à propos du vaste mouvement de libération qui étreint le Sénégal.

La chasse aux adeptes du chemsex y est officiellement ouverte.

Le Monde :

L’Assemblée nationale sénégalaise a voté, mercredi 11 mars, une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles, punies désormais de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague d’homophobie dans le pays et une série d’arrestations de personnes pour homosexualité présumée.

La loi prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l’homosexualité au Sénégal. Elle doit désormais être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, ce qui fera de ce pays l’un des plus répressifs en Afrique contre les personnes LGBT+.

La peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur, selon le texte. Celui-ci prévoit également des amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA (3 048 à 15 244 euros) contre 100 000 à 1 500 000 de francs CFA (152 à 2 286 euros) auparavant.

La loi prévoit toutefois de punir toute personne qui se lance dans la « dénonciation abusive faite de mauvaise foi » contre les supposés homosexuels.

Le Sénégal, pays majoritairement musulman, est agité depuis plusieurs semaines par la question de l’homosexualité, un sujet qui revient régulièrement dans les débats ces dernières années. Il est devenu plus brûlant depuis l’arrestation début février de 12 hommes, dont deux célébrités locales, accusées d’« actes contre nature », termes désignant des relations « entre deux personnes de même sexe ».

Depuis, de nouvelles arrestations en série – plusieurs dizaines – sont rapportées quotidiennement dans la presse. Certaines des personnes sont en particulier accusées d’avoir volontairement transmis le sida, alimentant des débats virulents sur l’homosexualité. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé ces arrestations.

« Les homosexuels ne respireront plus dans ce pays. Les homosexuels n’auront plus la liberté d’expression dans ce pays », a lancé du haut de la tribune la députée Diaraye Bâ, sous les applaudissements de certains de ses collègues. Le ministre de l’intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, qui représentait le gouvernement, a qualifié le texte de « belle loi ».

Depuis plusieurs années, des associations religieuses très influentes réclament la « criminalisation » de l’homosexualité. Celle-ci est largement considérée comme une déviance au Sénégal et le durcissement de sa répression est une promesse de longue date du camp au pouvoir, porteuse politiquement dans ce pays.

L’homosexualité y est aussi souvent dénoncée comme étant un instrument employé par les Occidentaux pour imposer des valeurs prétendument étrangères à la culture locale. « Le Sénégal est un pays ouvert au monde. Mais cette ouverture ne peut justifier que nous renoncions à nos valeurs », a dit à ce sujet le ministre de l’intérieur.

Avec cette nouvelle loi, la qualification juridique des relations homosexuelles ne change pas et reste « un délit », ce qui est suffisant pour « obtenir ce que nous voulons et même plus », a estimé le premier ministre, Ousmane Sonko. Mais comme il avait initialement promis pendant ses campagnes électorales d’en faire un crime, l’opposition et des militants lui reprochent de ne pas avoir tenu parole. « Vous [la majorité] menez une politique basée sur le mensonge. Je ne voterai pas cette loi car c’est une loi de tromperie », a martelé Thierno Alassane, un député de l’opposition.

Plus de la moitié des pays africains interdisent et répriment l’homosexualité. La peine de mort est encourue en Ouganda, en Mauritanie ou en Somalie. Une dizaine de pays et territoires prévoient des peines allant de dix ans de prison à la perpétuité, parmi lesquels le Soudan, le Kenya, la Tanzanie et la Sierra Leone.

Je suis jaloux.

Après, je préfère nettement la pendaison à la prison, même si la prison en Afrique revient à faire un séjour en enfer.

J’espère que ces noirs utiliseront cette législation pour traquer des homosexuels venus d’Europe et les torturer. Les Occidentaux sont des barbares qui doivent être stoppés et le Sénégal se propose justement de sauver la civilisation de la menace rectale.

J’ai suivi ces débats avec enthousiasme, d’autant que les législateurs savent manier les citations coraniques, le français et les exhortations en wolof avec talent. La haine palpable des fiottes ajoutant une touche très joviale à ces échanges.

En fait, le niveau des débats est très supérieur à celui de l’assemblée française.


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