Royaume-Uni : un homme condamné à 40 mois de prison pour avoir possédé des disques “d’extrême-droite” – Démocratie Participative

Royaume-Uni : un homme condamné à 40 mois de prison pour avoir possédé des disques “d’extrême-droite”

La Rédaction
Démocratie Participative
\n01 décembre 2025

Norbert Gyurcsik

Le terrorisme musical est une chose très réelle au Royaume-Uni.

Yahoo News :

Un homme a été emprisonné pour sa collection musicale qui comprenait des enregistrements « d’extrême droite ».

Norbert Gyurcsik a été trouvé en possession de plus de 2 000 disques, qu’il achetait et vendait à travers le Royaume-Uni et l’Europe.

Il a été arrêté en mai dernier pour avoir acheté et distribué des albums dont les paroles enfreignaient la législation antiterroriste et visaient à inciter à la haine raciale. Cet homme de 48 ans, originaire de Kestrel Road à Hereford, a plaidé coupable jeudi 27 novembre d’un chef d’accusation pour distribution d’enregistrements et de deux chefs d’accusation pour possession d’enregistrements.

Il a été condamné à 40 mois de prison pour chaque infraction par la Cour royale de Worcester. Les peines seront purgées simultanément.

Un porte-parole de la police de West Mercia a déclaré : « Un homme de 48 ans originaire de Hereford a été emprisonné aujourd’hui après avoir reconnu avoir possédé et distribué de la musique et du matériel d’extrême droite.”

Norbert Gyurcsik, de Kestrel Road, a plaidé coupable devant la Cour royale de Worcester le 3 octobre pour trois chefs d’accusation : un chef de distribution d’enregistrements et deux chefs de possession d’enregistrements. Hier (jeudi 27 novembre), il a été condamné à 40 mois pour chaque infraction, les peines seront purgées simultanément. » Ils ont ajouté : « Chaque année, des milliers de signalements du public aident la police à lutter contre la menace terroriste. Si vous voyez ou entendez quelque chose qui vous semble suspect, faites confiance à votre instinct et AGISSEZ en le signalant à la police en toute confidentialité sur gov.uk/ACT. Signaler un fait suspect ne ruinera pas des vies, mais pourrait en sauver. L’action permet de lutter contre le terrorisme. N’oubliez pas, en cas d’urgence, composez toujours le 999. »

Ça fait plaisir de voir que la justice britannique prend à coeur de défendre la population contre les gens extrêmement dangereux qui écoutent des disques.

Les Anglais ont de la chance de pouvoir vivre en sécurité.

Cette histoire rappelle les persécutions tardives de l’Union Soviétique en voie d’effondrement.

Kinchev, du groupe Alissa, fut harcelé par le KGB pour “propagande fasciste” et condamné en 1987 à deux ans de travaux forcés.

Les musiciens les plus actifs prenaient généralement quelques mois d’internement en hôpital psychiatrique où ils étaient drogués à coup d’aminazine, d’halopéridol ou d’insuline.

Egor Letov, originaire d’Omsk, a connu un traitement beaucoup plus dur que les autres musiciens russes. Arrêté en 1985 pour “propagande antisoviétique”, interné aussitôt pour “schizophrénie”, il fut attaché sur un lit et reçut notamment une thérapie de choc insulinique pour le forcer à arrêter la musique. Quand il fut libéré de l’HP, il avait perdu 20 kilos.

Il y avait aussi les techniques plus conventionnelles de harcèlement : surveillance, perquisitions, saisie du matériel, etc..

C’est ce qu’a connu Boris Grebenshchikov, finalement interdit de scène en 1987.

Tous ces gens étaient de toute façon socialement mort.

Le code pénal soviétique disposait d’un article (l’article n° 206) sur le “parasitisme social”.

Cet article terrifierait les gauchistes actuels. Il disposait en effet que quiconque était sans emploi pendant plus de 4 mois était en infraction pénale pour “parasitisme social”. Concrètement, un musicien non conforme était viré de l’université ou de son boulot, placé sur une liste noire et se retrouvait dans l’impossibilité d’avoir une activité. Au bout de 4 mois, il était en infraction permanente et le KGB pouvait alors engager la répression sous un vernis de légalité en prétendant lutter contre des éléments anti-sociaux.

Ces musiciens trouvaient quelques jobs où le demande était si importante que leurs employeurs fermaient les yeux sur leurs activités : gardien de nuit, balayeur de rue, chauffeur de chaudière, opérateur d’ascenseur.

Dans l’absolu, quelques mois à être vaseux est infiniment moins brutal que des années enfermé dans une cage avec des noirs et des pakistanais, surtout avec l’étiquette “raciste” sur le front.

Mais à toute chose malheur est bon. Après la chute de l’URSS, les premiers groupes nationalistes russes se formèrent rapidement et servirent un contenu à la jeunesse slave.

La violence des skinheads russes des années 1990-2000 reste dans les annales de l’histoire blanche.