La Rédaction
Démocratie Participative
\n30 mars 2026
Le RN en revient à sa marotte philippotiste.
Il ne s’est jamais remis de cette obsession de boomers nostalgiques du franc.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — « Dehors les drapeaux européens à la mairie, place aux drapeaux français ! »
Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne, a décidé à son tour de retirer le drapeau européen de sa mairie. pic.twitter.com/erdzBqwqXL
— Bastion (@BastionMediaFR) March 29, 2026
Retirer un drapeau ne coûte rien, mais ce n’est pas demain la veille que ce maire retirera des rues les Arabes qui prolifèrent à Carcassonne.
Le RN ne va plus pouvoir s’extraire des conséquences de ces pitreries.
D’ici à 2027, il sera accusé de fomenter un “Frexit” désastreux à la Farage.
À part ça le RN ne souhaite pas le Frexit. Mais bien sûr. https://t.co/YaNNNdMCrM
— Nathalie Loiseau (@NathalieLoiseau) March 29, 2026
L’argument le plus bancal de ces souverainistes est que seul le drapeau tricolore serait légitime, celui de la glorieuse révolution maçonnique de 1789.
Épargnez-moi l’histoire des gardes françaises pour me vendre ce truc.

L’argument de l’orientation politique de Bruxelles n’est pas plus convaincant.
Est-ce que les souverainistes proposent de mettre le drapeau français à la poubelle lorsqu’un président de la république n’est pas de leur bord politique ?
Non bien sûr.
Ils diraient, “mais justement, parce que la France est une nation !”
Oui, et l’Europe est encore mieux que cela : c’est une race, un sang.
Les états vont et viennent, le sang demeure, seule force motrice de l’histoire.
Personnellement, j’aime le drapeau européen. D’abord, parce qu’il est esthétiquement réussi.
À défaut de la swatiska, c’est acceptable.

Ensuite, parce qu’il exprime une idée qui dépasse de loin d’Union Européenne comme instance. D’ailleurs, ce drapeau, adopté en 1955, existait avant l’UE (1992).
Les Européens ont pris conscience d’appartenir à une même réalité biologique et historique au fil des siècles. Ils devaient tôt ou tard l’exprimer avec un drapeau commun.
“L’Europe ne pourra se constituer que sous une forme fédérale, qui respecte les nationalités tout en les unissant dans un ensemble supérieur.” Proudhon, Du principe fédératif, 1863

“Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne.” Victor Hugo, Congrès international de la Paix, Paris, 21 août 1849
L’Europe est appelée à former une confédération de peuples, où chaque nation conservera son génie propre tout en participant à une œuvre commune de civilisation.” Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?, 1882

“L’Europe formera un seul corps politique, dirigé par une assemblée composée des représentants de toutes les nations européennes.” Henri de Saint-Simon, De la réorganisation de la société européenne, 1814
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“L’Europe n’est pas une collection de nations ennemies, mais une grande famille de peuples qui doivent coopérer pour le progrès commun de l’humanité.” Johann Gottfried Herder, Idées sur l’humanité et les peuples
“Je ne désespère pas que l’on voie un jour les peuples européens se rapprocher et former, sinon une seule république, du moins une grande confédération.” Alexis de Tocqueville, lettre

“Nous autres, bons Européens… Nous voulons l’unité de l’Europe, non comme un nivellement, mais comme une grande synthèse des cultures.” Friedrich Nietzsche, Humain trop humain

“Unie enfin, matériellement, moralement, militairement et diplomatiquement, forte de la conjonction de ses trois éléments constitutifs — la civilisation occidentale, le moteur germanique et la réserve humaine slave — l’Europe renaîtra, mieux préparée, plus perspicace. Cette fois, on ne l’arrêtera plus comme en 1945.” Léon Degrelle, Pourquoi j’ai cru en Hitler, 1981
De la même manière que les nationalistes ont repris le drapeau tricolore des mains de la gauche au 19e siècle, je suis pour s’emparer du drapeau européen et en faire le drapeau de l’Europe blanche au 21e siècle. C’est celui que les peuples européens ont en commun. C’est un acquis historique et il est inutile de perdre son temps et son énergie à en chercher un autre.
J’identifie la rage contre ce drapeau non pas une hostilité contre une instance, toujours faillible, mais contre la nouvelle réalité européenne qui pousse les forces déclassées à s’accrocher aux bannières de la gauche d’hier.
C’est ce qu’est le drapeau tricolore : le drapeau de la gauche d’hier, celui de la Convention et des Sans-Culottes.
Ces forces déclassées ne proposent rien, elles sont nihilistes.
J’ai toujours dit que cette démagogie populacière cultivée par les souverainistes — lesquels sont pour la plupart des gens de gauche — revenait à attiser en pratique la haine envers les autres Européens, et non contre “Bruxelles”. C’est la défiance qui en est le sentiment central. Car l’Europe, c’est l’union des Européens, et la dénoncer, c’est dénoncer par principe la coexistence des Européens au sein d’un même ensemble politique. Dès lors, les autres Européens deviennent des suspects, puis des ennemis, implicitement au départ, explicitement ensuite.
C’est là que siège le piège mortel de cette exaltation tardive de la “nation” : l’immigration étant passée par là, la “nation” qu’il faudrait servir — contre les autres Européens — se trouve être un ensemble multiracial. Dès lors, injonction nous est faite de préférer des “compatriotes” afro-orientaux, au prétexte qu’ils ont des papiers français, à nos frères de race continentaux.
À l’heure de la guerre raciale, c’est de la folie furieuse.
Cette folie n’est pas surprenante. Le populisme est le plus lamentable échec politique du 21e siècle. Il ne produit aucune idée originale, et encore moins de solutions. Il intoxique les esprits avec des idées obsolètes du 20e siècle pendant que les empires-continents veulent nous soumettre à marche forcée. Il suffit de voir comment nous sommes aujourd’hui totalement désarmés face aux USA, à la Chine, au monde islamique.
La question raciale a rendu le stato-nationalisme obsolète. C’est le nationalisme racial européen qui lui succèdera.
Ça, mais sans ironie :
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