Tours : hôpitaux, médias et justice se mobilisent pour Abdel, Algérien sous OQTF attaqué par la police raciste

La Rédaction
Démocratie Participative
\n08 octobre 2779 (“2026”)

Le quartier de la Rabaterie, à Saint-Pierre-des-Corps, incarne une diversité culturelle riche et inclusive, favorisant le vivre-ensemble, la mixité sociale et les échanges interculturels quotidiens

Encore un cas de torture sur un Algérien innocent par des colons français dans le Val-de-Loire.

France 3 Indre-et-Loire :

Le 19 septembre dernier, Adjel B. est percuté par un équipage de la police nationale alors qu’il circule à moto sur le parking d’un centre commercial dans le quartier de la Rabaterie à Saint-Pierre-des-Corps, proche de Tours (Indre-et-Loire). Le motard, un jeune Algérien, est blessé à la jambe et est hospitalisé.

Cinq jours plus tard, le préfet d’Indre-et-Loire, Thomas Campeaux, a pris un arrêté rejetant, à la fois, la demande de titre de séjour formulé par le jeune homme en février 2026 et notifiant également à l’intéressé qu’il était désormais visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) au motif qu’il constituerait une “menace pour l’ordre public”. Une information révélée par la Nouvelle République et que confirme la préfecture d’Indre-et-Loire.

“Vous avez quelqu’un qui a fait l’objet d’une condamnation judiciaire début 2026 pour usages illicites de stupéfiants et conduite sans permis et est également mis en cause pour de nombreuses autres affaires de natures variées” explique Pierre-Ange Savelli, directeur de cabinet du préfet d’Indre-et-Loire. Avant de poursuivre : “le motif de “menace pour l’ordre public” fait partie des motifs pour lesquels le préfet est tenu de refuser le titre”.

Rappelons que 90% des OQTF ne sont jamais appliquées.

La survenue de cet arrêté peu de temps après les évènements de Saint-Pierre-des-Corps est un hasard de calendrier selon la préfecture. “Cette demande a été examinée au moment où les faits de Saint-Pierre-des-Corps ont eu lieu et, au vu du dossier, il a été décidé de ne pas faire obstacle aux conclusions que l’étude du dossier permettait d’aboutir. La demande a été étudiée comme n’importe quelle demande”, assure Pierre-Ange Savelli.

Adjel B. était vraisemblablement toujours à l’hôpital lorsqu’il a appris la nouvelle. Il a désormais 30 jours pour quitter le territoire ou pour faire un recours. Contacté, son avocat n’a pas répondu à nos sollicitations.

La police raciste ne va pas s’en sortir comme ça.

Ici :

La notification d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) au jeune homme de vingt ans gravement blessé par une voiture de police le 19 septembre dans le quartier de la Rabaterie à Saint-Pierre-des-Corps soulève de vives interrogations quant au choix du calendrier administratif.

Prise à peine cinq jours après les faits survenus à Saint-Pierre-des-Corps, cette décision intervient alors que le patient subit de lourdes interventions chirurgicales. “Ce que j’observe c’est que j’ai un client qui est alité à l’hôpital, qui a fait l’objet de deux opérations, avec une famille réunie autour de lui, qui vivent un moment qui n’est pas facile. […] Aujourd’hui, il y a cette OQTF qui tombe. Il y a des processus administratifs, mais je pense aussi que l’on peut faire le choix, non pas de suspendre car on ne demande pas une mesure de faveur, mais je trouve que le timing est particulier”, précise Maître Abed Benjador, avocat du homme et invité de la matinale d’ICI Touraine.

L’avocat annonce qu’un recours sera déposé. “Je n’ai pas connaissance sur le fond de cette OQTF, mais sur la forme, je pense qu’on aurait pu attendre. […] La préfecture n’est pas obligée de mettre en œuvre immédiatement cette OQTF. Mais néanmoins, moi j’ai un client, un tout jeune client qui est en pleine convalescence et qui va se soucier de ça aussi maintenant.”

Près de trois semaines après la collision avec le véhicule de police, la situation sanitaire du jeune homme demeure préoccupante indique son conseil en raison d’infections à la jambe répétées nécessitant des soins constants. Parallèlement, sa version des faits s’oppose fermement aux accusations de rodéo urbain évoquées par les autorités précise l’avocat.

Alors que des zones d’ombre entourent l’intervention policière, notamment l’absence supposée d’activation de la caméra piéton par l’agent concerné, la défense mise sur l’enquête en cours pour rétablir les faits. Maître Abed Benjador rappelle que les antécédents des uns et des autres ne sauraient préjuger de la vérité sur les événements qui se sont produits dans le quartier de la Rabaterie. “La seule chose à laquelle mon client aspire, c’est que la vérité soit faite sur les conditions dans lesquelles il a été percuté par un véhicule de police. Il y a le respect de la présomption d’innocence, il fonctionne pour tout le monde. Donc il fonctionne pour mon client, il fonctionne également pour ce policier. Ce sont des éléments dont moi je ne suis pas en mesure de juger et que je ne peux pas vérifier, c’est à l’information judiciaire de le faire.”

Cet appétit de justice satisfera les contribuables français. Une fois rafistolé par la Sécurité Sociale et défendu par son avocat commis d’office, son cas présenté avec véhémence par les médias publics, Abdel pourra faire valoir à quel point la France est un pays d’ordures racistes où il a le droit de s’installer.

Le Qatar aussi est mobilisé.

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